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Quand le populisme devient une affaire de médias

Depuis le choc de l’élection américaine, c’est la grande affaire du moment. Le populisme est de retour. Derrière chaque mot, chaque idée, on scrute les ombres d’un passé honteux. Le mal est partout, dit-on, des Etats-Unis à l’Europe. Et la Suisse n’y échappe pas. Pour certains, notre pays, avec ses débats décomplexés et frontaux sur l’islam ou la migration, ferait même figure de paradis des populistes. Dans ce débat, les rôles semblent clairement distribués. Les méchants? Des politiciens sans scrupules, qui surfent sur les difficultés du moment pour leur bénéfice personnel. Les victimes? Une population fragilisée et facile à manipuler, que ce soit dans les anciennes villes ouvrières des Etats-Unis ou dans les régions périphériques de notre douce Helvétie.

Et les médias? De quelque côté qu’on les regarde, ils font figure de bras armés du populisme. Coupables pour les uns d’avoir servi de caisse de résonance aux politiques les moins recommandables. Coupables pour les autres de jouer les singes savants des élites et de faire enfler le ressentiment général. De toute façon coupables. Comme si défendre des avis qui se révéleront minoritaires était un crime. Comme si rendre compte de débats qui dérangent en était un autre.

Les réseaux sociaux et les sites d’info sont qualifiés d’indigents médiatiques

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