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La politique communale peu sexy

Laurent Guiraud

Aïre, 31 octobre

La Commune de Vernier avait organisé le 3 septembre sa séance du Conseil municipal hors murs à Aïre – et non pas à la mairie comme d’habitude – comme elle l’a déjà fait dans d’autres quartiers de la commune afin de se rapprocher des citoyens.

Une excellente initiative à relever. Hélas, le but n’a pas du tout été atteint! Nous n’étions qu’une petite vingtaine de citoyens seniors du quartier (pourtant une centaine de chaises à disposition!) à assister aux débats de ce Conseil municipal.

Nous étions quatre amis, non engagés politiquement, curieux de voir si le déroulement de ce conseil pouvait attirer des citoyens lambda et particulièrement des jeunes, voire moins jeunes, à s’intéresser à la politique.

Certes, nous comprenons qu’un ordre du jour peut comporter des points à traiter un peu rébarbatifs, mais alors il faut les aménager. Nous avons assisté à des votes où les motions d’un conseiller municipal ont été quasi toutes rejetées, donnant l’impression de votes sanctions contre le personnage, plus que contre les idées elles-mêmes.

En fait, tout cela a donné une mauvaise impression aux courageux citoyens qui ont consacré une soirée pour assister à des longs débats ennuyeux, sans dynamisme, style litanie, avec la récitation monotone des numéros des divers articles…

Certes, ce problème doit être assez similaire dans certaines autres communes. Alors il y a un réel problème! Comment rendre plus sexy la politique communale, qui est un fondement de la démocratie de base?

Il doit y avoir moyen non pas de tout changer, des fondamentaux doivent être conservés, mais d’adapter une forme plus dynamique et attrayante…

Daniel Rochat

Pilotage démocratique

Versoix, 27 octobre

Monsieur Jean-Marc Devaud («Face à face» du 23 oct.) est nommé depuis 2011 par le Conseil administratif de Meyrin au sein du conseil d’administration de l’aéroport. Meyrin et Le Grand-Saconnex sont les seules parmi toutes les communes riveraines à être désignées dans la loi sur l’Aéroport international de Genève (LAIG) pour siéger à cet organe. Il serait intéressant de savoir quelles positions ces élus soutiennent au sein du CA, par exemple vis-à-vis de la protection des riverains. On ne le saura jamais car ils sont tenus par la loi au secret de fonction. Beaucoup croient que les partis politiques sont représentés au CA, et il est vrai que sept personnes sont désignées par le Grand Conseil. Mais ce sont des membres ordinaires des partis, nommés à titre personnel. Tenus au secret de fonction, ils ne représentent personne, ni le Grand Conseil ni même leur parti, puisqu’ils n’ont pas moyen de leur rendre compte.

Le cadre fixé par la Confédération pour les opérations de notre aéroport urbain est celui du développement durable, qui a trois volets égaux: environnemental, social et économique. L’IN 163 que nous voterons le 24 novembre cherche, contrairement au contre-projet, une transparence minimale, en obligeant l’aéroport à rendre compte au Grand Conseil, aux communes et donc à la population, de ses efforts pour équilibrer ces trois volets de la vie du canton et de la région. Soit un pilotage démocratique.

Nigel Lindup

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Libre circulation

Chêne-Bourg, 28 octobre

Hanspeter Thür, ça vous dit quelque chose? Il s’agit d’un président du Parti écologiste, lorsque ce dernier décida de s’opposer à l’adhésion de la Suisse à l’EEE.

Joli coup de main donné jadis à Monsieur Blocher. En 1992, avec 50,3% des voix, les écologistes ont pesé lourd dans cette coalition verte brune. Aujourd’hui, en s’opposant aux droits de trafic aérien dans l’IN 163 soumise au vote des Genevois le 24 novembre prochain, ils remettent en cause notre accord bilatéral sur les transports aériens. Le naturel reprend le dessus. Le 24 novembre, pour la libre circulation des personnes qui empruntent l’avion, NON à l’IN 163 et OUI au contre-projet qui garantit la sauvegarde des bilatérales.

Nanette Colombani

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Promesses en l’air?

Saint-Cergues, 1er novembre

«L’Aéroport et les compagnies promettent de faire moins de bruit» selon l’article de ce jour. Quelqu’un a-t-il déjà remarqué que les compagnies aériennes, les politiciens et la direction de l’aéroport de Genève n’associent jamais de paramètres mesurables à leurs promesses de faire mieux? Ils promettent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour gagner le référendum du 24 novembre, mais n’accepteront jamais de défier des objectifs avec des chiffres, des dates, etc. ou des pénalités sévères s’ils ne les réalisent pas! [...]

David McDonald

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