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Podemos redonne à Jean-Luc Mélenchon le souffle de ses trente ans de politique

Qu’il était vibrant le Grand Soir de Jean-Luc Mélenchon à Madrid. Après Athènes en janvier, le leader du Parti de Gauche n’a pas hésité à remettre le couvert. Cela ne fait aucun doute: il est l’inspirateur de la vague Syriza et Podemos qui a déferlé sur l’Espagne le week-end dernier et au début de 2015 en Grèce. L’auteur de "Qu’ils s’en aillent tous!", livre paru en octobre 2010 (Flammarion), crédité de 11% lors du premier tour de la présidentielle de 2012, espère maintenant que la vague revienne et balaie ces vieux partis, UMP et PS, qui trompent leurs électeurs.

Dimanche soir, le porte-drapeau de l’autre gauche – la vraie, selon lui – jubilait. Il n’était pas le seul: ce printemps des peuples du sud de l’Europe a aussi exalté l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot et le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent. Tout heureux de voir la «vraie gauche gagner!»

Dans le même mouvement d’appropriation, le vice-président du FN, Florian Philippot, a aussi salué cette victoire des peuples contre les castes de l’élite établie. Avec beaucoup d’intelligence politique d’ailleurs, celui que Jean-Marie Le Pen qualifie de «gourou de Marine Le Pen» en a profité pour surligner que ce vote contestataire avait un pendant tricolore: le FN.

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