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Les places de parc resteront utiles

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Genève, 4 octobre 2019

Si la voiture n’a plus à être prioritaire en milieu urbain, elle n’en demeure pas moins présente, car répondant à des besoins spécifiques. Avec un taux de motorisation de moins de 500 voitures pour 1000 habitants, la ville de Genève connaît la même tendance à la baisse que la majorité des centres des grandes cités. […]

Selon l’Office fédéral du développement territorial, les distances parcourues pour la mobilité de loisirs et d’achats vont encore augmenter de plus de 30% d’ici à 2040; et si les parts modales resteront les mêmes, les transports individuels motorisés devraient augmenter de 18%. Avec l’augmentation de population de l’agglomération, il y aura donc inévitablement pour le moins le besoin de maintien de la capacité de parcage. L’avenir est à la décarbonisation des voitures, à leur connectivité, à l’économie de partage et à l’automatisation.

La Confédération s’est ainsi fixé l’objectif d’atteindre 20% des voitures neuves munies d’un mode de propulsion alternatif d’ici à 2022, et les constructeurs proposent désormais une gamme de plus en plus large de voitures électriques. Le canton de Genève encourage les consommateurs à passer à l’acte en subventionnant les bornes de recharge à domicile, mais qu’en est-il des particuliers qui vivent dans les nombreux immeubles sans places de parking en sous-sol à proximité? Sans places nouvelles aménagées, devront-ils renoncer purement et simplement à l’achat d’une voiture propre?

En outre, de plus en plus de foyers font le choix de ne plus être propriétaires d’une voiture au profit d’un usage occasionnel. Mais ceci s’accompagne aussi d’un besoin de places de stationnement pour ces flottes d’autopartage ou de véhicules en libre-service. Où les mettrons-nous si la place en surface est réduite de façon drastique?

On le voit, même en cherchant légitimement à favoriser d’autres modes de déplacement et à mieux aménager nos rues, la défense de la capacité d’accueil en places de parc est un acte progressiste et non un combat d’arrière-garde comme certains tentent de le faire croire aujourd’hui.

Michel A. Ducret

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