Les pièges de la campagne «No Billag»

Chronique «Coup de com»

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La campagne «No Billag» ne pardonne aucun faux pas de communication. Un véritable champ de mines. À ce petit jeu, les partisans du non sont tombés les premiers dans le piège.

À les écouter, un oui le 4 mars entraînerait la fin du pluralisme médiatique puis, à peu de chose près, la mort de la démocratie suisse. Il ne manque que le feu céleste, la peste bubonique et les invasions de criquets pour que le tableau apocalyptique soit complet...

S’ils continuent ainsi, les adversaires de «No Billag» risquent de se mettre à dos une partie de la population. Prétendre qu’il n’y a «pas de plan B» est le plus sûr moyen de perdre une votation: on l’a vu avec le 9 février, RIE III et bien d’autres exemples.

Les partisans du oui se sont montrés plus habiles sur ce point, du moins au début. Lorsque le débat se déplace sur les conséquences concrètes, à savoir le fameux plan B, le camp de «No Billag» tombe lui aussi dans le piège de l’outrance.

L’USAM, par exemple, assure que la SSR, en cas de oui, pourra pratiquement continuer comme avant. Vraiment? «No Billag» ferait perdre à la régie 1,2 milliard, sur un budget de 1,6 milliard. Faites le calcul…

L’affaire montre qu’aucun des deux camps n’a intérêt à prendre les Suisses pour des truffes. En se préparant à l’après-votation et en exposant un plan B sans dramatiser, la SSR convaincrait plus de monde qu’en jouant sur la peur de l’Apocalypse.

Et elle obligerait les partisans du oui à sortir de ce flou qui leur convient si bien.

Créé: 10.01.2018, 16h09

Frédéric Julliard, rédacteur en chef adjoint

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