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Petit pays, petits problèmes...

Laurent Guiraud

Grand-Saconnex, 6 novembre

Le 30 octobre, un nouvel article traitait du déménagement à Lausanne de certaines activités de notre chère, très chère, trop chère télévision.

Eh oui, je dis encore TSR car ce changement de nom est représentatif des délires coûteux d'une organisation dont le souci premier devrait pourtant être la sobriété financière, notamment en s'abstenant de ce genre de «rebranding» cosmétique.

Mais pourquoi tant de bruit ?

Pour une fois que les dirigeants de la TV cherchent à faire des économies, on leur tombe dessus. Au nom de quoi ?

La cohésion, la diversité régionale, les querelles de clochers, alors que nous parlons d'un bassin de population de deux millions d'habitants. Petit pays, petits problèmes, pauvre Romandie.

Oui, je suis genevois et oui, je me fiche de savoir où sont tournés les «Coups de cœur d'Alain Morisod» et même le TJ. Ce qui m'importe, c'est que ma redevance soit gérée avec diligence et que le résultat soit au plus proche des besoins de la population.

Pour avoir fait partie du camp de «No Billag» je suis trop heureux que ces gens se soucient enfin des deniers que, contraints, nous leur donnons. La redevance est un impôt supplémentaire, discriminatoire et inique. La télévision publique ne doit pas dilapider l'argent du contribuable dans des industries moralement corrompues et dispendieuses tel que le foot ou la Formule 1.

La télévision publique devrait surtout être un canal d'information. Je rêve d'une télévision sobre et nationale produisant dans nos quatre langues des programmes d'information et de divertissement de qualité tout en faisant une économie d'échelle et, enfin, promouvant une cohésion nationale, une réelle perméabilité de nos cultures.

Eh non, la TSR na pas besoin d'être à Genève pour interviewer les instances onusiennes. Un trajet ONU-Plainpalais ou ONU-EPFL n'est pas bien différent, surtout que selon les heures, le plus court n'est pas forcément le plus rapide. La perception des distances à l'échelle romande confine parfois à l'étroitesse des esprits et l'imperméabilité des frontières.

Et quelle aubaine si la TSR s'en allait, une tour de logement en plein centre-ville, génial! [...]

La TSR veut partir, tant mieux et bon vent!

Matthieu Steiner, vice-président du Conseil municipal du Grand-Saconnex

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