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«Les pays musulmans qui croient à l’islam de paix doivent se mobiliser»

C'est au mode de vie, à la culture et à la joie de vivre que se sont attaqués les terroristes du vendredi soir. Un match de foot, un concert de musique rock, un restaurant, un bar, un café et puis la rue, c’est-à-dire la vie quotidienne des Parisiens qui sortent la veille du week-end pour souffler, s’amuser, s’instruire.

C’est cette vie-là, avec ses petites habitudes, ses joies simples, ses amitiés réunies, ce sentiment de partage que ces individus ont voulu assassiner comme ceux de janvier ont tenté d’assassiner la liberté d’expression, d’écrire, de dessiner, de rire de tout, y compris du sacré. Il y a là une logique qui nous échappe, parce que nous avons un surmoi qui nous guide et nous protège de ce genre de dérive et de délire. Mais on peut faire l’effort de comprendre et d’expliquer l’horreur, même si son mode de déroulement s’inscrit dans le refus de l’humain, de la faiblesse humaine, celle qui fait que nous ne sommes pas des machines ou des bêtes. Mais même les animaux n’ont jamais été capables de fabriquer les mécanismes de ce genre d’horreur.

Notre mode de vie, la culture que nous privilégions, cette liberté chèrement acquise par plusieurs luttes, cette démocratie qui gère notre relation à l’autre, à la loi et au droit, bref cette civilisation est insupportable pour les soldats de la haine et de la barbarie tels qu’ils sont apparus depuis peu sur la scène internationale.

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