Passer au contenu principal

«Oser la confiance, commencer le dialogue...»

Comment sortir du chaos? C'est effectivement la bonne question à se poser aujourd’hui. Notre monde va mal. La violence et la mort sont partout, jusque dans nos rues, avec la peur et la suspicion. Ici et là-bas, le rejet de l’autre nous guette avec la crainte de la normalisation du racisme ou, pire, de la déshumanisation de nos «ennemis» ou perçus comme tels.

Il faut commencer par rappeler un certain nombre de principes forts, immuables et non négociables. Notre humanité est une et chaque femme, chaque homme, chaque enfant, blanc, noir, asiatique, arabe, avec ou sans religion et/ou spiritualité, a la même valeur, la même dignité et doit être considéré et traité de façon égalitaire. On ne doit pas accepter, sous aucun prétexte, ou au nom d’une quelconque illusion d’optique, que notre vie ici a plus de valeur que la vie des autres. C’est donc avec la même indignation que nous devons refuser la terreur, la torture, le meurtre, l’extrémisme et l’oppression. Ici et là-bas. C’est avec le même respect et la même empathie que nous devons accueillir les larmes des familles et comprendre la mort des victimes. Une communauté de destin, une égale valeur. Ici et là-bas.

Pour autant nous devons tous, nous tous, du Nord au Sud, en Occident comme en Orient, refuser de nous penser en victimes. Victimes de l’autre, responsables de rien. Partout, malheureusement, on retrouve cette attitude un peu lâche et très émotionnelle. «Ce n’est pas nous, cela n’a rien à voir avec l’islam, c’est l’Occident le responsable… Ils n’aiment pas l’islam et rejettent les musulmans.» Ces propos faisant écho à: «Ces musulmans nous colonisent, ils ne respectent pas nos valeurs, ils veulent nous convertir, refusent de s’intégrer et détestent nos libertés.» Dans ce nouveau monde, plus personne n’est donc responsable du chaos justement. Si telle est la réalité, il n’y a donc plus d’espoir.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.