L’opération sauvetage du Grand Genève est lancée

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Le Conseil d’Etat veut visiblement reprendre la main sur le dossier de la politique régionale, bien mal en point depuis que la population a refusé de cofinancer des parkings-relais sur sol français. Pour cela, il demande l’appui du Grand Conseil par le biais d’une résolution, présentée mercredi par François Longchamp. L’objectif politique est de faire entériner les grands axes de son programme. En clair, de les bétonner afin qu’ils résistent au pilonnage du MCG.

Car le parti antifrontaliers a marqué des points le 18 mai 2014, lorsqu’une majorité de Genevois est venue rappeler au Conseil d’Etat que la construction de la région, et plus encore du Grand Genève, ne serait pas un long fleuve tranquille. Un peu plus de 51% des votants suivait ce dimanche-là le MCG et refusait de cofinancer cinq parkings-relais à construire en France voisine. Depuis, la dynamique semble brisée.

Avec sa résolution assortie d’un épais rapport rappelant les enjeux multiples et l’histoire de la politique régionale, le Conseil d’Etat réoccupe le terrain. Si une majorité du parlement le suit – ce qui semble probable – il regagnera une légitimité pour aller de l’avant. François Longchamp entend par exemple «simplifier et clarifier les instances de collaboration régionale». Dossier plus chaud: il demande aux députés de confirmer leur attachement au système de compensation financière qui lie Genève aux départements voisins par le biais d’un accord international. Ce qui revient à se positionner d’ores et déjà par rapport à l’initiative que le MCG vient de lancer, puisqu’elle vise à supprimer cette compensation.

En termes de politique intérieure, le Conseil d’Etat fait tout juste. On sera moins optimiste concernant nos relations avec les collectivités françaises. Ainsi, en raison de ses difficultés financières, le Canton n’investira pas un franc de plus dans de nouvelles infrastructures à l’extérieur de son territoire, a averti François Longchamp. L’argent, il faudra aller le chercher à Berne – grâce au projet d’agglomération 3 – et dans le fonds de compensation frontalier.

Et si cela ne suffit pas, le président du Conseil d’Etat a la solution: puiser dans les recettes extraordinaires que vont toucher au début de 2016 les collectivités françaises en raison du franc fort. Il est peu probable que la leçon de gestion du bon Dr Longchamp soit du goût des élus français.

Créé: 24.09.2015, 20h12

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