Passer au contenu principal

No Billag, la campagne de tous les records

Ainsi s’achève l’une des plus extraordinaires campagnes de votations que la Suisse ait connue depuis 1992 et le scrutin sur l’EEE. Quasi jamais elle n’avait commencé aussi tôt pour rapidement écraser tout autre objet de votations, du Nouveau régime financier 2021 à l’initiative pour des Fêtes de Genève sans fêtes.

De plus, la bataille fut d’une agressivité rare. Les débats truffés de noms d’oiseaux se sont succédé en mode «fin du monde». Et on a recensé (ce n’est pas exhaustif) deux menaces de mort sur Twitter, l’une contre un journaliste, l’autre contre une opposante à «No Billag». Qui ose encore dire que la démocratie suisse est ennuyeuse?

Campagne unique aussi parce qu’elle touche directement au porte-monnaie de chacun et qu’elle va changer l’atmosphère de salon dans chaque ménage. Avec ou sans la SSR, la vie au quotidien n’est pas vraiment la même. Et puis, cerise sur le gâteau du débat hypermédiatique, chacun a mille et une excellentes raisons d’aimer ou détester une émission, un animateur ou un journaliste de «sa» radio-TV. Même Darius, au pire de la crise, ne rassemble plus.

Campagne très particulière enfin, parce que le média menacé de disparition doit couvrir la propre annonce de sa possible extermination. La presse est par essence gênée aux entournures quand elle doit parler d’elle-même. Vous pouvez plaider l’objectivité. Personne ne vous croira. Alors quand, en plus, l’animateur d’Arena se montre un rien partial, le feu est garanti. Et quand, près de chez nous, des commentateurs sportifs ont bêtement profité du micro pour se tresser des louanges en direct, ils ont marqué un magnifique autogoal dans la campagne de tous les records.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.