Une mesure phare chère et polluante

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Conches, 3 octobre

À l’heure où l’on traque toutes les pratiques énergivores, les automobilistes sont obligés de rouler tous phares allumés en plein jour.

Des études dans les pays scandinaves (aux conditions hivernales et météorologiques particulières) auraient démontré une meilleure sécurisation de la circulation avec cette mesure. Justifiée dans ces pays, elle est abusive chez nous où le simple bon sens nous conduit à allumer nos phares lors de pluie, de brouillard ou de pénombre.

Alors que Genève a instauré une nuit sans éclairage public pour réduire notre impact lumineux et environnemental, des technocrates soi-disant «éclairés» établissent des règles paradoxales qui impactent notre porte-monnaie et augmentent la pollution. En effet, 2,4% de notre plein d’essence est consacré à la production de l’électricité nécessaire aux phares.

Cet éclairage diurne nous coûte près de 2 francs à chaque plein et est responsable d’émissions supplémentaires de CO2 pour une illusoire augmentation de la sécurité. Nos dirigeants ne doivent pas accepter n’importe quelle mesure pour se mettre à l’abri de toute responsabilité. Il est essentiel que le bon sens s’impose et que les enjeux environnementaux soient prioritaires.

Daniel Fortis

À propos de la Catalogne

Vernier, 17 octobre

Innocents condamnés à cause de leurs opinions politiques? Nous n’avons pas la même vision de la démocratie que votre invité de ce jour à propos d’élus qui bafouent à dessein la Constitution, qui a été largement soutenue par l’ensemble des Espagnols, y compris la Catalogne, lors du référendum de 1978!

Détournements de fonds, malversations, sédition, rébellion, organisation d’une votation illégale, autoproclamation d’indépendance de force et j’en passe… Comment un État ne devrait-il pas condamner des élus qui ont sciemment commis des délits? J’imagine le même scénario en Suisse. Comment réagiraient nos concitoyens si une poignée d’élus les dépossédait de leur nationalité suisse à la suite d’un référendum illégal d’indépendance souhaité par une minorité, bien que significative? […]

Si le compromis et le dialogue sont à privilégier, et c’est bien là le seul argument où nous serons en accord, il faut pour cela deux parties qui souhaitent négocier. Ce qui ne semble pas être le cas de la Catalogne, qui n’a comme seule réponse: l’indépendance sans compromis. Ce que la Catalogne n’a pas compris, c’est que seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.

Ana Roch


Suicide assisté

Genève, 20 octobre

Un docteur a aidé une octogénaire à se donner la mort. Celle-ci ne se voyait pas survivre à son mari, atteint d’un cancer grave. Il est vrai qu’elle formait avec son époux un couple fusionnel. La solitude aurait, certes, constitué un passage difficile, voire une grande souffrance. Mais pour éviter cette perspective peu engageante, fallait-il pour autant ingurgiter la substance létale fatale? Les conditions humaines d’ici-bas font que les conjoints ne peuvent quitter ce monde en même temps. La vie sur terre est ainsi. Aurions-nous oublié aujourd’hui qu’elle ne ressemble pas à un self-service?

Philippe Zutter


Genève ou Berne

Genève, 22 octobre

Madame Jocelyne Haller renonce donc à son mandat au Conseil national. C’est très regrettable car ses compétences et son bon sens auraient été très utiles dans cette Chambre. Mais ce genre de décision ne se prend pas à chaud au soir des élections et a certainement été planifiée de longue date. Dans ce cas, pourquoi avoir accepté de figurer sur la liste d’EàG? Serait-ce pour servir de locomotive pour attirer plus de voix?

Si c’est le cas, je suis au regret de constater que Madame Haller a été une potiche. Elle ne mérite vraiment pas cela.

Gilberte Muller


Sapeur d’aviation

Bernex, 21 octobre

Si l’idée du regroupement du SSLIA et du SIS en une seule entité date de 1969 et ne s’est pas encore concrétisée […] cela n’empêche nullement ces deux services de collaborer efficacement lors d’une intervention de grande envergure et de partager leurs spécificités. Certes, il y a le feu, les flammes, la chaleur, les fumées, mais rapidement la formation diverge, car un feu d’avion n’est pas un feu urbain et réciproquement, impliquant des tactiques d’engagement particulières à chaque corps.

Jean-Denis Vacherand

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

Créé: 24.10.2019, 07h59

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