Les médias et l’«islamophobie»

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Un jour, levée de bon matin, j’eus cette idée lumineuse: «Je vais alimenter la haine des musulmans et de l’islam… J’aurai plein d’amis, mon blog sera apprécié, je deviendrai peut-être connue…» C’est cette rengaine que mes adversaires suggèrent, ceux qui contestent mon analyse des dangers de l’islam, des mosquées et de leurs adeptes. Me faire crédit des motivations que j’affirme, défense de la démocratie, de la liberté d’expression, de l’égalité entre hommes et femmes, est impensable. Je ne peux être que raciste, xénophobe, voire fasciste. Et quand je dis moi… c’est le sort d’innombrables critiques.

Les médias ont cette image. Aucun, hors Michel Zendali pour Les beaux parleurs de la RTS, n’a jugé utile de parler de mon dernier livre. A la radio, je me suis fait insulter par une gaucho-féministe qui, comme ses innombrables clones, accepte avec joie les obscurantismes islamiques mais serait scandalisée par ceux d’Ecône s’ils connaissaient une telle expansion. Pourtant, le nombre de réactions à cette émission en témoigne une fois de plus: ce débat passionne. Et si les pieux musulmans nourrissent l’hostilité qu’ils nous reprochent en refusant de nous expliquer pourquoi tant d’exactions sont commises au nom de l’islam, les médias d’ici et d’ailleurs ne sont pas en reste.

En France, en Europe, ce débat est banni, quoique la ligne rouge s’estompe légèrement. Les médias alimentent l’hostilité de ceux dont l’analyse ne peut être dite, ils font croître «l’islamophobie», mot si pratique destiné justement à empêcher la libre parole. Etrange paradoxe que cette invention d’un mot-censure destiné à la religion qui rejette le plus. Tous ceux qui n’adhèrent pas à ses croyances sont promis au feu éternel, nous répète à l’envi le Coran. Et les versets qu’invoquent ceux qui tuent ou incitent à discriminer, persécuter, ces versets sont aussi dans ce livre «parfait». Mais chut! Interdit de demander aux religieux ce qu’ils font de ces injonctions.

La plus grave atteinte à nos démocraties est celle de la liberté d’expression. Et autre paradoxe, les opposants au terrorisme en goûtent les fruits: qui oserait encore aujourd’hui se moquer du prophète? Serait-il même imaginable d’organiser une exposition contre le foulard sans que la police de la pensée – «indigène» et musulmane – ne la fasse capoter? Une organisation fribourgeoise qui se considère comme un modèle d’intégration, Frislam, a invité la population à une rupture de jeûne animée par deux humoristes. Un journaliste a interrogé son porte-parole: «Peut-on rire de tout?» Après avoir rappelé combien son dieu lui est cher, il a conclu: «Rire de tout, oui, mais sans heurter, sans blesser…»

Nous sommes censés croire à une religion de paix et d’amour. Mais que de cours, de formations, de prévention de la radicalisation sont nécessaires pour tenter de la faire apparaître. Sans compter cet «islam de Suisse» tant souhaité. Est-ce à dire que l’islam d’ailleurs, basé sur le Coran, n’est pas intégrable? Comme le dit un humoriste allemand: «Si on ne savait pas que le Coran est la parole de Dieu, on pourrait penser que c’est un homme qui l’a écrit.»

Dernier ouvrage «Le radicalisme dans les mosquées suisses» aux Editions Xénia.

Créé: 30.06.2017, 15h35

La plus grave atteinte à nos démocraties est celle de la liberté d’expression.





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