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En plus, la médaille du courage!

Il y a dix ans, à Altenmarkt, on disait de lui, alors double champion du monde junior, qu’il était promis à une carrière exceptionnelle. D’aucuns le comparaient à Carlo Janka et même à Pirmin Zurbriggen. Mais voilà, si ce pur joyau avait hérité d’un don du ciel, il n’a pas été épargné par la scoumoune. De 2008 à 2009, il cumule les blessures. En 2012, après avoir joué le général de la Coupe du monde avec Marcel Hirscher, une infection au genou gauche l’oblige encore à passer sur le billard. On parle à ce moment-là d’amputation. «Tu as toujours des maladies qui n’existent pas chez un homme normal», lui disent ses proches. Mais il en faut plus pour décourager cette force de la nature, véritable miraculé, dont le gros caractère lui permet de revenir à chaque fois au sommet. Après les JO de Sotchi, cet Emmentalois qui mangeait volontiers une fondue avant une course se met au régime. Ce bon vivant, qui comptabilise sept succès en Coupe du monde, est prêt à tout pour être couronné dans l’Engadine. Mais une fois encore, en ce début de saison, la poisse est tenace. Il est victime d’une paralysie faciale au début de décembre avant de s’envoler pour la tournée américaine. A Denver, il ne sentait plus du tout la partie droite de son visage. «J’ai vraiment eu très peur», avoue un Beat Feuz qui ne sait toujours pas aujourd’hui ce qu’il lui est arrivé. Peu importe, cet éternel éclopé est désormais champion du monde de descente. Un titre mille fois mérité auquel, en plus, on ajoutera la médaille du courage!

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