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Législative française, acte II: Claudine Schmid face à Joachim Son-Forget

Parlement français Le renouvellement de l’Assemblée nationale sera considérable au soir du 18 juin. En Suisse, comme en France, le changement, c’est maintenant. En témoignent la députée sortante LR des Français de l’étranger (Suisse) Claudine Schmid, députée LR sortante et Joachim Son-Forget, Candidat La République en marche!, nouvel élu mais forcé à un second tour en raison d'un taux de participation misérable.

Les Français sont passés en mode zapping

Claudine Schmid, députée LR des Français de l’étranger (Suisse)

Le résultat du premier tour des législatives indique que les Français sont passés, en politique comme dans les autres domaines, en mode zapping. Le programme, le bilan et l’ancrage n’ont plus aucune valeur à leurs yeux. Et pourtant, c’est bien avec ce manque de bases qu’ils écrivent les cinq ans à venir. Pire, ils évitent le débat politique. Qui n’a pas en mémoire les joutes oratoires de députés à la tribune de l’Assemblée? Là, également, une époque est révolue. Si la politique n’est pas un métier, elle s’apprend. Mais elle ne doit pas s’apprendre aux dépens des citoyens.

Les Républicains veulent le redressement de la France retardé par le quinquennat de François Hollande. Ils misent sur l’emploi. L’emploi se créera, entre autres, grâce à un nouveau Code du travail dont les modalités auront été acceptées tant par les employés que par les employeurs. Pas un Code du travail écrit sous l’autorité du président de la République, validé par des députés muets. Sinon la rue, elle, s’exprimera. Il faut réaliser que dimanche, 15% des citoyens ont fait confiance à La République en marche! Ce taux exceptionnellement bas s’explique peut-être par le fait que les électeurs n’ont pas voulu donner un chèque en blanc à un président qui annoncera les mesures après le second tour.

La politique fiscale sera aussi un enjeu du quinquennat. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a endossé le costume du Père Noël en promettant une exonération de la taxe d’habitation pour 80% des ménages. La droite ne veut pas que la contrepartie en soit l’augmentation des impôts de ceux qui ont déjà été surtaxés ces cinq dernières années. Elle se refuse aussi à l’augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) qui pénalisera les non-salariés du privé, à savoir les retraités, les fonctionnaires, les indépendants… et les Français de l’étranger.

Les Français de l’étranger comprendront aussi vite que le programme fiscal qu’ils s’apprêtent à valider dimanche par leur vote équivaut à une augmentation sans précédent de leurs impôts. En effet, remplacer l’ISF par un impôt sur l’immobilier les rendra tous éligibles à ce nouvel impôt. Le zapping a un prix.

Une modernisation nécessaire de la France

Joachim Son-Forget, Candidat La République en marche!

Le projet de société que je porte, celui proposé par Emmanuel Macron, est celui d’une modernisation profonde de la société française, qui fera entrer la France de plain-pied dans le XXIe siècle.

La France n’arrive pas à résoudre le chômage de masse, ineptie économique et drame social. De multiples lourdeurs administratives brident l’embauche, notamment dans les TPE-PME, sans parler des 35 milliards de la formation professionnelle si mal orientés.

Mon projet, c’est d’investir dans la formation des salariés, comme cela est fait en Suisse, avec un plan de 15 milliards d’euros. Dans le même temps, les énergies seront libérées à travers des allégements de charges durables et le Code du travail sera simplifié, non pas pour précariser l’emploi mais pour réconcilier les salariés et leurs employeurs. Là encore, l’exemple suisse m’inspire.

Malgré notre passion pour l’égalité, l’ascenseur social est en panne et l’égalité des chances n’est restée qu’un vœu pieux. Le renouveau de cette méritocratie dont nous sommes si fiers ne se fera qu’en améliorant l’accès à l’éducation pour tous.

Mon projet, c’est qu’il y ait deux fois moins d’enfants par classe dans les zones d’éducation prioritaire, afin d’assurer l’apprentissage des fondamentaux. Je soutiendrai le projet présidentiel visant à valoriser les voies professionnelles et les classes bilingues, dont nous connaissons les bienfaits en Suisse. Je souhaite également contribuer au développement de méthodes pédagogiques innovantes. A l’étranger, je me battrai pour la pérennisation et le développement des établissements français, et pour une meilleure reconnaissance des diplômes et des passerelles entre systèmes éducatifs.

Enfin, parce que nous sommes tous acteurs du changement, je serai le garant d’une démocratie refondée dans ses principes et ses pratiques, notamment en faisant des Français, de métropole et de l’étranger, des contributeurs actifs du débat public. Il nous faut donc donner aux Français les moyens de leur participation. Cela se fera par un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour moderniser l’administration et dématérialiser les démarches, notamment le vote électronique.

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