«Ce n’est pas l’apaisement qu’il faut rechercher mais la victoire»

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les événements du 13 novembre annoncent notre avenir tragique: la probable altération de l’Occident judéo-chrétien. «Nous autres civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles», écrivait Valéry dans La crise de l’esprit en 1919.

Le 13 novembre nous le rappelle et c’est pour nous que sonne le glas.

Mais à certains égards, les morts qui nous endeuillent nous libèrent: nous désignons désormais l’ennemi. Condition première, si on veut le combattre.

Mal nommer, c’est accroître le désordre du monde.

Trop longtemps, les politiques asservis à l’opinion et les médias qui la forgent autant qu’ils l’expriment, mesmérisés par un électorat pluriculturel, se sont épuisés dans un vocabulaire lénifiant.

On disait combattre le terrorisme. Mais l’on s’interdisait de dire la cause dont il n’est que l’instrument.

Ou encore, rodomonte, on se proposait de combattre la barbarie – autre subterfuge langagier: le barbare est l’étranger – en se gardant, cauteleux, d’énoncer son identité.

Le 13 novembre nous contraint à la clarté: nous sommes en guerre et c’est une guerre de civilisations. Nous sommes en guerre et c’est une guerre de religions.

L’ennemi est l’islamisme, qui est une possible lecture des textes sacrés. Une lecture littérale.

Evidemment, l’islam n’est pas réductible à l’islamisme, comme la Révolution n’est pas réductible à la Terreur ou le communisme au goulag.

Mais l’islam et l’islamisme sont consubstantiels, une même matrice: le Coran et les hadiths.

Il y a d’autres lectures…

Qui parmi ceux qui nous gouvernent est familier de la pensée d’Avicenne et d’Averroès? Qui sait l’apport essentiel du monde arabo-musulman à notre culture, lui qui nous a conservé parmi mille textes fondateurs les écrits ésotériques d’Aristote?

«Dieu est mort», annonçait Le gai savoir. Sous nos latitudes peut-être, mais non ailleurs et sous d’autres climats.

Droits de l’homme contre la parole de Dieu, un autre Dieu. Pour nous une idole.

L’histoire s’inverse. A eux désormais la force des croisades, le djihad; aux colonisés d’hier une salutaire vengeance. Territoriale et spirituelle.

Que mettre en œuvre pour trouver un apaisement, demandez-vous?

Ce n’est pas l’apaisement qu’il faut rechercher mais la victoire. Celle de la culture et celle des armes.

Créé: 18.11.2015, 19h23

Dossiers

Marc Bonnant - Avocat.

Articles en relation

«Ne baissons pas les bras! Construisons des écoles!»

Comment sortir du chaos? Plus...

«Continuer à vivre ensemble, c’est tout ce qu’on peut faire»

Comment sortir du chaos? Plus...

«Il est indispensable de ne pas céder à la tentation du bouc émissaire»

Comment sortir du chaos? Plus...

«Oser la confiance, commencer le dialogue...»

Comment sortir du chaos? Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les grands partis désemparés
Plus...