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Incohérence et attentisme à l'assaut du virus

La crise sanitaire causée par le coronavirus a déjà enclenché une crise économique et financière majeure qui va mettre le système néo-libéral à terre, les bourses mondiales plongent. L’Union européenne (UE) traversera une récession dès cette année en raison de l’impact sur son économie de cette crise sanitaire. «Je peux vous dire que nous anticipons une récession sur l'année 2020. Avant la crise, on était aux autours de 1,4% sur l'ensemble du continent. Et là, on pense qu'on va avoir un impact entre 2 et 2,5%, soit une récession de l'ordre de 1%», a déclaré le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton.

Il a ajouté qu'il n'y aura pas de solutions à cette crise sanitaire sans concertation mondiale. Aux USA, la récession parait aussi inévitable et le coronavirus est entré dans la campagne électorale au cœur des débats des démocrates Joe Biden et Bernie Sanders dans leur course pour l’investiture. Nous devons dès maintenant penser à l’après crise. Les inégalités croissantes car l'économie a pris le pouvoir sur le politique nous oblige à placer la dignité humaine au centre des valeurs européennes. Le banquier n’est pas là pour faire une politique sociale, il n’est même plus là pour aider et soutenir l’entrepreneur, le politique doit reprendre le contrôle sur l’économie en s’inspirant du modèle d’un État régulateur, stratège et protecteur au service de l’ensemble des citoyens et décentralisé dans une Europe plus sociale pour défendre les plus faibles. Peu de politiques européens savent nous parler de nos villes, de nos villages, de nos coutumes et de nos traditions, il est temps de sortir des discours de plans comptables et de statisticiens!

L’UE paie aujourd'hui fortement l’égoïsme de ses États membres qui n’ont pas voulu aller plus loin dans la construction européenne afin d’éviter l’intégration politique et sociale. Aujourd'hui, avec le coronavirus, nous voyons les besoins d’une Europe forte et solidaire. La compétence de la santé, doit être communautaire et demain la compétence pour coordonner une politique sociale européenne pour gérer la crise économique sera plus que nécessaire. Les citoyens ne sont pas simplement des statistiques, la technocratie et les errances d’un néo libéralisme prédateur ont mutilé la démocratie, une nouvelle comptabilité pour nos nations européennes qui ne tient pas seulement compte du capital financier, mais aussi de l’environnement, du patrimoine culturel et surtout de la richesse humaine par le niveau d’éducation par exemple doit être mis en place.

Dans cette crise, il y a eu dès le départ une mauvaise communication, qui a mis en avant l’incapacité de beaucoup de dirigeants politiques à gérer. Communiquer c’est bien mais quand on n’est pas un leader on se laisse submerger par la crise et on ajoute des crises à la crise. Certains ne voulaient pas affoler les marchés financiers et l’économie et ils ont attendus trop longtemps et cela sur le dos de la santé de leurs compatriotes. Au commencement de cette crise il n’y a eu aucun comportement de solidarité européenne quand l’Italie a demandé de l’aide à la France et à l’Allemagne, ces deux pays ont regardé ailleurs!

Ce sont toutes les limites de l’Europe économique qui nous apparaissent maintenant, le besoin d’une Europe politique et sociale est urgent car c’est déjà le retour des égoïsme nationaux. Mais il n’y a aucun leader en Europe, Emmanuel Macron est en difficulté dans son propre pays et Angela Merkel en fin de course et enchevêtrée dans ses obsessions compulsives de politiques d’austérité qui paralyse et l’Allemagne et l’Europe depuis longtemps et encore plus dans cette crise majeure. Le pire au niveau de l’UE et hors UE comme la Grande Bretagne de Boris Johnson et les USA de Trump a été l’incohérence, l’amateurisme et l’attentisme dans les prises de décision pour gérer cette catastrophe sanitaire.

La crise n’a pas été prise au sérieux au départ malgré les avertissements de la Chine et ensuite de l’Italie. Après la crise économique, c’est la crise politique de représentativité qui devient préoccupante, ce trop-plein d’incompétences demandera aux citoyens une reprise en main du système de représentation dans les institutions et un changement du fonctionnement de ces institutions, au niveau national et européen, les démocrates américains sont déjà rentrés dans ce débat pour réfléchir et proposer d’importants changements aux USA. Cette crise appelle une refondation de la démocratie, pour qu’elle soit plus directe, plus décentralisée, plus citoyenne avec des leaders élus plus proches du terrain et moins déconnectés du terrain.

L’heure est à l’unité nationale, européenne et mondiale pour gagner cette guerre pour l’humanité contre le coronavirus! Ensuite, cette crise passée, il est déjà prévisible que les citoyens demanderont des comptes à leurs dirigeants politiques!

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