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L’homophobie en question

Ester Paredes

Bernex, 12 janvier

Rien ne justifie les insultes à l’égard des homosexuels, encore moins les agressions, qui doivent être punies comme n’importe quelle atteinte à l’intégrité corporelle.

De surcroît, on ne peut avoir que de l’empathie pour le malaise et les souffrances que peut engendrer la découverte d’une orientation sexuelle «non conforme» en dissonance avec le corps.

Encore faut-il relever que l’extension de la norme antiraciste à l’homophobie, sur laquelle nous voterons le 9 février, ne fera pas reculer celle-ci, pas plus que la précédente n’aura fait disparaître le racisme. On peut aussi s’étonner de cette protection particulière visant la «communauté» LGBT+: étrange communautarisme qui se réfère à un choix de vie ou un goût particulier. Y aurait-il une communauté des célibataires par exemple?

Reste que «l’homophobie n’est pas une opinion». Certes, mais est-ce si simple? À une époque où la liberté d’exprimer des opinions, notamment sur le féminisme ou le «mariage gay», se heurte à un puissant courant de prises de position unilatérales répercutées par psittacisme, la crainte d’une restriction de la liberté d’expression n’est pas infondée, surtout face aux déjà nombreuses manœuvres de censure ou d’autocensure.

C’est qu’aujourd’hui, la liberté du débat se heurte à un néomoralisme bien-pensant qui n’est souvent que l’expression inversée de la morale de naguère!

Alors, sera-t-on taxé d’homophobe si l’on rappelle que l’objectif naturel de la sexualité dans le cadre de la procréation fait de l’hétérosexualité la norme biologique?

Outre les arguments théologiques que des croyants tirent de certains passages de la Bible assimilant l’homosexualité à une infamie, pourra-t-on seulement rappeler que jusque dans les années 80 ou 90, l’homosexualité était considérée comme une maladie psychique par l’OMS [...]? Ou rappeler à titre d’information que le respecté dictionnaire Robert (éd. 1994) cite encore à l’appui de la définition de «perversion» l’exemple de l’homosexualité, avec entre autres la pédophilie et la zoophilie? Passons!

La question plus générale qui se pose à notre temps est celle-ci: faudra-t-il subordonner toute argumentation, même fondée sur des faits, à l’évolution de l’opinion dominante dans notre société démocratique?

Gérard Eperon

Pourcentages et omissions

Vernier, 16 janvier

Dans la conférence de presse de l’AIG du 14.01.2020, le directeur de l’aéroport annonce que seulement 5% des décollages après 22h sont en retard.

Ce qu’il ne précise pas, c’est que l’AIG vient de demander à l’Office de l’aviation civile à Berne une modification de son déjà tout récent nouveau règlement d’exploitation, afin de faire maintenant valider, en plus, l’idée de quotas admissibles (dont le pourcentage, lui, n’est pas public) de décollages en retard après 22h, ainsi que l’autorisation de faire décoller trois (pour commencer) long-courriers entre 22h et minuit! Cela aura pour conséquence évidente une augmentation du pourcentage des décollages après 22h et ce jusqu’à minuit, entre autres parce que les compagnies se sentiront autorisées à être en retard.

Ou alors, il faudra en bonne proportion augmenter le nombre des décollages diurnes.

Or, ces 5% de retards après 22h d’aujourd’hui sont déjà 5% de trop.

Pour donner un exemple, lorsque vous avez trois avions décollant respectivement à 23h45, 23h50 et 23h59 le même soir (9 janvier 2020), la qualité du sommeil des milliers de riverains survolés est, elle, de 0%!

Anne Robert-Nicoud

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Léman Express: encore un effort

Genève, 15 janvier

Habitant près de la place de Graveson, je fais chaque matin vers 7h ma randonnée de santé. Je longe la rue de Genève, coupe l’avenue de Thônex, celle d’Adrien-Jeandin ainsi que la route Blanche à hauteur de la douane de Vallard. Je me dois de constater que la circulation automobile est toujours aussi dense.

Un autre sujet à relever, la signalisation dans les gares du Léman Express. Arrivé sur l’esplanade des gares de Chêne-Bourg et des Eaux-Vives, aucun panneau ou écran ne vous indique les prochains départs et, surtout, quel quai emprunter pour votre destination.

À Champel, léger mieux, on vous indique le minutage restant avant votre prochain départ, mais aucune mention du quai. Autre omission à relever, vous arrivez à l’arrêt Lancy-Pont-Rouge avec le 17 et ne trouvez aucune indication pour vous rendre à la gare du Léman Express. On ne peut que souhaiter que cela s’améliore.

Charles Hug

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

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