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L’homme qui valait 100 milliards (ou presque)

Il y a quelques années, un entrepreneur lançait un projet fou dans son garage; il voulait vendre des livres sur Internet. En ce temps-là, Internet n’était qu’un concept, une idée qui pourrait éventuellement révolutionner le monde, dans cinquante ans, peut-être. Alors vendre des livres sur le Web alors que l’on pouvait trouver une librairie à chaque coin de rue, cela semblait un peu utopique.

Ce qui paraît utopique, de nos jours, c’est de trouver une librairie à un coin de rue. Même si cela existe encore, le plus gros vendeur de livres du monde, c’est Amazon. La société de Jeff Bezos a non seulement révolutionné le monde du livre, mais le monde tout entier. Généralement, on ne parle que d’Apple, c’est eux qui ont créé la révolution en réinventant le téléphone mobile. Mais c’est en catimini qu’Amazon a pris le pouvoir dans le secteur du «retail», qu’il a révolutionné le «cloud» en en faisant un vrai business et en devenant le leader mondial de la chose.

La semaine dernière le géant de Seattle est devenu encore plus gros, encore plus géant. Géant à un tel point que l’on est en droit de se demander qui de Google, Apple ou Amazon sera sur la plus haute marche du podium dans dix ans. Jeudi passé, Jeff Bezos a publié des chiffres stratosphériques, montrant que sa société était là et bien là. Partout, ils ont tellement d’ambition que chaque nouveau business prometteur est immédiatement cannibalisé, copié ou absorbé… L’appétit d’Amazon et de son indéboulonnable patron est insatiable.

Lors de la publication de son troisième trimestre, Amazon est immédiatement montée de 15%, se retrouvant au plus haut de tous les temps et transformant instantanément Jeff Bezos en «homme le plus riche du monde». Du haut de ses 91 milliards de fortune, Bezos contemple les Gates et autres Zuckerberg, artisans de la révolution numérique.

Et dire qu’il y a quinze ans, alors qu’Amazon était en chute libre après la bulle Internet, on entendait les analystes vociférer contre Bezos, qui leur répondait calmement, sûr de son fait: «Personne ne vous oblige a acheter Amazon.» En effet, personne, mais on aurait dû quand même.

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