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Quand un hashtag ébranle Uber

Le nombre de plaintes sous le hashtag #UberCestOver explose: de nombreuses femmes se confient sur les agressions sexuelles subies lors de courses Uber.
Le nombre de plaintes sous le hashtag #UberCestOver explose: de nombreuses femmes se confient sur les agressions sexuelles subies lors de courses Uber.
DR

«Dormez en sécurité, on vous ramène à bon port». Sur l’affiche publicitaire étalée dans le métro parisien, une femme endormie est reconduite à son domicile par un chauffeur Uber. Mais voilà, sur Twitter, le hashtag «UberCestOver» recense inlassablement les mêmes histoires: «Il a mis sa main sur ma cuisse, je me suis figée, j’ai su que c’était trop tard », «j’avais bu, il s’est arrêté et est monté avec moi à l’arrière», «j’ai remarqué qu’il se touchait le sexe en me regardant dans le rétroviseur»…

Twitter est devenu un lanceur d’alerte. Depuis MeeToo, le réseau social est l’outil privilégié des langues qui se délient. Grâce aux hashtags, il compile les faits qui se recoupent et les histoires qui se répètent: «Je ne suis pas la seule.» Il est souvent le premier pas avant la prise de parole et le dépôt de plainte.

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