Guerre à la guerre contre la drogue

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La 2e semaine genevoise de la politique de la drogue a rassemblé une foule d’organismes privés et publics locaux et internationaux pour débattre des politiques relatives aux drogues. Avec Vienne, Genève est la plaque tournante de ce mouvement. On connait l’engagement de Ruth Dreifuss au sein de la Commission globale sur la politique de la drogue. La plate-forme vise notamment à dépénaliser et à encadrer la consommation de drogues, et en particulier du cannabis, afin de mieux lutter contre les mafias, le narcotrafic, le blanchiment d’argent, la surpopulation carcérale et l’atteinte à la santé des jeunes consommateurs. Un constat : la prétendue guerre contre la drogue est une faillite totale. Un enjeu: mettre fin à la gabegie des politiques publiques et coordonner l’action des Etats pour assurer un contrôle efficace de la production, de la distribution et de la consommation des drogues.

Le dialogue inter-religieux est-il au point mort? Avec le Centre oecuménique des Eglises, Genève a joué un rôle pionnier dans ces échanges. Il y a deux décennies, l’Appel de Genève l’avait revitalisé. La Plate-forme interreligieuse - encore une! - le poursuit sur le plan local. Cet automne, Palexpo accueillera la grande exposition «Dieu(x), mode d’emploi» qui propose «un voyage pédagogique et artistique dans l’univers des religions». Le rabbin François Garai, la pasteure Caroline Costa, l’archevêque Ivan Jurkovic et le cheikh Khaled Bentounes ont confirmé que le dialogue a bel et bien lieu, mais qu’il restait confiné dans un cercle étroit. Les êtres humains postmodernes ont en effet tendance à raisonner en individus plus qu’en termes de frères et sœurs tandis que les jeunes cherchent du sens à leur vie et à l’humanité, sans forcément trouver les réponses…

L’ONU n’a plus de sous! Début juin, le Secrétaire général Antonio Guterres a fait retentir les sirènes. Les retards de paiement et autres arriérés ont mis l’organisation sur la paille. Le manque de liquidités est tel que les comptes rendus des séances du Conseil des droits de l’Homme seront suspendus faute de pouvoir payer le personnel temporaire. Mais c’est surtout les opérations de maintien de la paix, dont les besoins dépassent le milliard et demi de dollars, qui seront affectées.

Lors de sa dernière semaine comme directeur général de l’ONUG, Michael Moeller aura été à la fête. Non seulement, il recevra le titre de bourgeois d’honneur de Genève, une distinction rarement accordée (seuls 16 élus y ont eu droit depuis 1918), mais il aura pu signer l’accord pour la construction du portail des Nations si cher à Ivan Pictet le dernier jour de son mandat. En attendant l’entrée en fonction de la nouvelle directrice générale, la Russe Tatiana Valovaya, le 5 août prochain, le soin de garder la maison ONU a été confié à la Slovaque Olga Algayerova pendant le mois de juillet.

Dans son dernier rapport, la CNUCED a relevé le tassement du flot d’investissements directs dans le monde (- 13% à 1300 milliards de dollars) dû au rapatriement des capitaux des multinationales américaines provoqué par la baisse des impôts voulue par Donald Trump. Mais elle a aussi mis en avant l’explosion du nombre de zones franches à travers le monde (5400 au total, dont 1400 en 5 ans). Depuis le début des années 2000, le succès des zones économiques spéciales ne se dément pas : la Chine en possède 2543, suivie par les Philippines (528), l’Inde (373), les Etats-Unis (262) et la Russie (130).

Créé: 02.07.2019, 15h47

Guy Mettan, directeur du Club suisse de la presse.

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