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Grèce, Nasdaq, la grande illusion

Le suspense aura été insoutenable; jusqu’au dernier moment, on a bien failli croire que la Grèce allait quitter l’Europe. Puis finalement les Athéniens revinrent à la raison et se sont pliés aux exigences de l’Europe. Et tout est rentré dans l’ordre. La Grèce reste dans l’Europe et du coup, au mois de mars, on va pouvoir se concentrer uniquement sur l’arrivée en fanfare du nouveau plan de soutien à l’Europe, lancé par Super Mario Draghi.

Pourtant – et sans vouloir gâcher l’ambiance – il est plus que probable que l’on reparle de la Grèce et de son endettement dans quelques semaines, puisque l’accord signé ne fait que prolonger un peu le délai. Rien, mais alors rien du tout n’a été résorbé ou même réglé. Mais peu importe, puisque, actuellement, ce que l’on appelle la vision à long terme se résume à ce que nous mangerons ce soir.

Autre sujet d’actualité; le Nasdaq se la joue «retour vers le futur». L’indice technologique est revenu sur les plus hauts historiques; cela faisait quinze ans que nous n’avions plus revu des niveaux pareils. Hallucinant. Pour être honnête, il fut un temps où je n’aurais pas pensé revoir une telle altitude de mon vivant. Et pourtant. La bonne nouvelle, c’est que tous les experts sont d’accord entre eux; cette fois, ce n’est pas pareil. C’est différent. Apparemment, les actions sont moins chères qu’avant, les revenus sont meilleurs et il y a même des sociétés qui sont dans la technologie et qui paient des dividendes. Il faut donc le reconnaître, c’est différent cette fois.

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