Le Grand Genève a 10 ans: il doit faire plus!

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Fondée en 1985, à l’initiative du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, la Coordination économique et sociale transfrontalière (CEST) est une structure regroupant une demi-douzaine d’organisations sociales, syndicales et environnementales actives de part et d’autre de la frontière. Toujours attachée à formuler des propositions concrètes aux instances transfrontalières, elle a participé aux travaux du Comité régional franco-genevois (CRFG) dès 1998.

En 2007, lors du premier Projet d’agglomération franco-valdo-genevois, la CEST a fait plus de 70 propositions – en grande partie acceptées – pour éviter que le Grand Genève n’évolue vers une société à deux vitesses. Elle a souhaité que la population soit non seulement informée, mais aussi impliquée dans le processus en cours. Elle a proposé la mise en place d’une structure permettant l’exercice d’une démocratie participative de ce qui est maintenant le Grand Genève.

Où en est-on en 2017? Du point de vue institutionnel, le Grand Genève s’est doté d’une gouvernance transfrontalière franco-valdo-genevoise, le Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT). C’est lui qui a élaboré et soumis à Berne, en décembre 2016, un troisième Projet d’agglomération. Représentée au sein du GLCT par le Forum d’agglomération, regroupant septante-cinq organisations, la société civile a pu donner son point de vue sur ce troisième projet. Un avis qui fait l’objet d’une annexe jointe aux documents soumis aux autorités fédérales. Même si l’on a pu déplorer certains échecs, des progrès indéniables ont été réalisés ces dernières années, surtout en comparaison de la manière dont étaient traités les problèmes transfrontaliers dans les années 80.

Cependant, sur le plan social, diverses études montrent que le Grand Genève est un bassin de vie privilégié, mais marqué par de profondes inégalités, où la précarité s’étend! En raison de ces disparités, de cette précarité, des tensions existent à l’intérieur de chaque territoire et entre les territoires. A titre d’exemple, tout le monde a en tête le reproche fait, côté suisse, aux frontaliers de «prendre le travail» des résidents genevois, particulièrement des chômeurs. Et celui adressé, côté français, aux «émigrés» du canton de Genève d’occuper et de renchérir les logements destinés aux habitants des deux départements voisins.

Ces tensions, ces disparités et cette précarité qui se développent compromettent la nécessaire cohésion sociale indispensable au bien vivre ensemble dans ce bassin de vie. La CEST est d’avis que l’avenir du Grand Genève réside dans un supplément de solidarité par la mise en œuvre, dans l’ensemble du territoire, de politiques de services à la hauteur des besoins. Mesures maintenant trop souvent réduites pour des raisons budgétaires. Et là, le Grand Genève doit faire plus!

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Créé: 04.10.2017, 19h13

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