Genève face au défi des élèves allophones

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Les écoles publiques comptent 160 nationalités et 42% d’élèves dont les parents déclarent une autre langue que le français comme première langue parlée*. On peut dire qu’elles reflètent la diversité culturelle et linguistique de Genève.

Le contexte migratoire met en tension les dispositifs d’accueil des élèves allophones nouvellement arrivés, appelés primo-arrivants, au niveau de l’hébergement, de la scolarisation, de l’intégration sociale, professionnelle, etc.

L’analphabétisme, le décrochage scolaire, l’échec d’intégration, l’ignorance des valeurs helvétiques ont un coût exorbitant sur l’ensemble de la communauté. Les coupes budgétaires annoncées vont-elles affaiblir le projet d’école inclusive, cheval de bataille du Conseil d’Etat?

Face aux arrivées de mineurs requérants d’asile, des classes d’accueil supplémentaires ont dû être ouvertes, en particulier à l’enseignement secondaire II. Ces classes ont été financées par le Département de l’instruction publique (DIP) et le Département de la sécurité et de l’économie (DES). Associations et écoles ou établissements scolaires sont mobilisés.

Une semaine d’activités autour des migrations a été organisée par nos valeureux enseignants. Un projet pour récolter des vêtements avec Caritas et le Parlement des jeunes au sein des écoles a eu un énorme succès. D’autres suivent! Au-delà de l’humanisme, notre canton planétaire a des obligations. L’accueil des élèves allophones se base sur les axes majeurs suivants: l’apprentissage du français, l’intégration, l’orientation et le repérage des besoins particuliers.

La langue maternelle est valorisée, comme c’est le cas à Genève depuis trente-cinq ans, au travers des cours de langue et de culture d’origine, comme le stipule l’article 4, al. 4, du concordat HarmoS du 14 juin 2007. Le principe «d’intégrer tous les enfants de langue étrangère vivant en Suisse dans les écoles publiques en évitant toute discrimination» est inscrit dans la Constitution fédérale de 1999 (art. 8 et 11 et art. 19 et 62), ainsi que dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art. 13) et dans la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU (art. 2 et 28).

Depuis la création de la base de données scolaires en 1969, on a observé que différentes vagues d’immigration se sont succédé ou superposées: italienne, espagnole, portugaise, balkanique, africaine, latino-américaine. La part d’élèves provenant de pays à langues latines a diminué proportionnellement pendant ces quarante dernières années. La diversité s’est élargie. «Le vrai enjeu est l’insertion sociale et professionnelle, en particulier pour des adolescent(e)s qui arrivent en n’ayant jamais été scolarisé(e)s auparavant», dira Christina Kitsos, chargée des Affaires migratoires au DIP. (TDG)

Créé: 28.01.2016, 17h28

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