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Questions autour de l'extension de la gare Cornavin

Lucien Fortunati / Archives

Genève, 4 décembre

Dans son blog sur le site de la Julie (tdg.ch) et à chaque occasion, un ingénieur attaque l’extension en sous-sol de notre gare Cornavin. Ces deux voies (planifiées pour 2031) bénéficient d’un financement de 1,7 milliard, dont 0,5 d’avances remboursables accordées par Genève.

Cette étape permettra d’introduire, entre autres, des circulations au quart d’heure sur la ligne du Mandement, un réel minimum avant d’autres améliorations impératives. Les phases ultérieures de la stratégie ferroviaire genevoise (passage à quatre voies de l’extension en sous-sol de Cornavin, diamétrale de Bernex) devront être validées au niveau fédéral à l’avenir.

En date du 27 octobre 2019, ce monsieur a écrit, au sujet de ces carrousels ferroviaires de rebroussement empruntant la boucle de l’aéroport encore à réaliser, qu’ils ne remplacent pas «la seule première étape d’extension de Cornavin du concept officiel».

Cette obscure formulation permet de dissimuler qu’il s’agit en réalité de l’extension en surface avec destruction d’immeubles aux Grottes envisagée à l’origine par les CFF.

Rien de surprenant, car le point 8.4 de la convention de décembre 2015 liant le Canton de Genève oblige irrémédiablement à réaliser ladite extension en surface si celle en sous-sol était abandonnée comme le veut cet ingénieur. Bref, en matière de maximalisation des nuisances urbaines, on peut difficilement faire mieux.

Sur le plan des financements, le 1,2 milliard de ladite extension en surface est donc à ajouter au milliard revendiqué par l’intéressé.

On dépasse alors allègrement le 1,7 milliard de l’infrastructure souterraine. Comme les CFF ont rejeté ces propositions, car lésant la clientèle (voir la page 96 du rapport P 1977 de notre Grand Conseil en septembre 2016), la part cantonale, très probablement non remboursable, explosera pour correspondre au moins aux chiffres avancés par cet interlocuteur. Avec quel avantage? Qui remercier pour cette affaire si particulière?

Philippe Ruchet

Travaux sur la route de Suisse

Versoix, 16 décembre

Depuis deux ans, la Mairie de Versoix, en étroite collaboration avec l’État de Genève, a pris toutes les dispositions pour dévier le trafic pendulaire de la route de Suisse vers la route de l’Étraz afin de réaliser sur la première des travaux majeurs de requalification.

Organisant à de nombreuses reprises des séances d’information, mettant en place des outils pour faciliter les trajets, elle est accusée d’un incompréhensible égoïsme, alors qu’elle a contribué à prendre les mesures pour limiter les nuisances de ce chantier cantonal.

Quant aux limitations de vitesse, elles sont au contraire l’expression d’un profond altruisme, visant à faire cohabiter de la meilleure manière tous les usagers de la route, des piétons aux camions, sur ce qui devient un véritable boulevard urbain. Enfin, attendre que la sortie d’autoroute de Versoix existe pour entreprendre ces travaux est une vue de l’esprit, dans la mesure où cette sortie est conditionnée à la réalisation de la traversée de la rade par l’Office fédéral des routes.

Très heureuse que trois quarts des travaux soient réalisés, Versoix accueille avec sérénité le retour du double sens de circulation sur le pont de la Versoix.

Cédric Lambert, maire de la Ville de Versoix

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Voitures à sortir du centre-ville

Genève, 14 décembre

Alors que la tendance générale des grandes métropoles européennes vise à sortir les voitures des centres-villes, à Genève, qu’en est-il? Après deux ans de travaux sur le quai des Bergues, celui-ci a été rendu à la population. Magnifique réalisation tout en harmonie avec la rade. Mais il fallait que nos autorités nous gâchent évidemment le plaisir en autorisant la circulation motorisée.

Résultat: huit bancs détruits en moins d’un mois.

Durant les travaux, la rue Kléberg était le point de sortie de la rue Rousseau en direction de la rue du Mont-Blanc, sans que cela ne suscite le moindre embouteillage. Depuis, cette rue Kléberg, en sens unique, est, avec la rue Rousseau et la rue du Cendrier, le point d’entrée pour déverser sur le quai un flot continu de voitures.

Tout cela pour satisfaire une demi-douzaine de commerçants, suite à une pétition, dont les devantures sont d’ailleurs complètement cachées par les véhicules stationnés devant leurs arcades. À part satisfaire quelques personnes, où est le bénéfice de la communauté?

De plus, l’unique terrasse qui donnait un air convivial à ce quai a été réduite à la portion congrue. [...]

Il serait judicieux que les politiques et décideurs se déplacent eux-mêmes sur ce quai pour comprendre l’urgence à le laisser complètement piétonnier. Le bien-être de la population et l’esthétique de ce lieu valent beaucoup mieux que ce choix très hasardeux.

Philippe Meier

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

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