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Pour en finir avec le populisme

L’élection de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale a dopé tout ce que le monde compte de populistes. Du Prozac pour candidat antisystème, cette présidentielle américaine! Les raisons de cette poussée en Europe comme aux Etats-Unis sont multiples et complexes. Mais elles sont, pour une large part, dues à l’échec du «système» à réaliser les promesses de sécurité et de prospérité faites à ses citoyens. Dans le dernier rapport de Transparency International, l’incapacité des autorités à endiguer la corruption, voire leur complicité avec les réseaux clientélistes, est qualifiée de «centrale» dans le développement du populisme. Mieux, cela «donne le sentiment aux citoyens ordinaires que les dépenses publiques ne profitent qu’à quelques-uns et non à tous».

Les vieux partis déstabilisés par cette irruption du «politiquement incorrect» sur la scène cherchent le remède. Comment se guérir du vertige? Comment éviter de voir l’antique système démocratique sombrer? Comment parler au peuple sans démagogie? Ils n’ont en général pas de réponse, sauf à singer l’original.

Parmi les ressorts du populisme, il y a bien sûr le rejet du migrant, qui fait figure de bouc émissaire aux angoisses de déclassement social. Et le sentiment chez les gens du peuple que la mondialisation est un marché de dupes. Mais il y a un autre vecteur de ce vote, moins souvent analysé: le rejet des élites et du système. Que recouvre ce phénomène?

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