Fédéraction s’engage pour l’«employabilité»

L'invitéeDes candidats genevois au Conseil national répondent deux par deux dans cette page en vue de l'élection prévue le 20 octobre.

Samira Marquis

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Les associations offrent des possibilités concrètes d’emploi à tous ceux et toutes celles qui souhaitent travailler pour le bien collectif. Des milliers de personnes œuvrent bénévolement pour le maintien du lien social et de solidarité citoyenne dans le cadre d’associations actives dans le sport, la culture, les soins ou la vie des quartiers. C’est vous, c’est moi, c’est la majorité d’entre nous. L’engagement associatif fait partie de l’ADN suisse. Et c’est très bien ainsi.

Les associations ont cependant besoin de se professionnaliser, tout au moins partiellement, et de reconnaître enfin la valeur du travail accompli par des membres particulièrement engagés. On peut citer des associations comme la Course de l’Escalade, Trajet, Partage ou Découvrir, qui font maintenant partie des employeurs du canton. Mais pour la plupart, elles s’essoufflent face aux excès réglementaires et aux difficultés de financement. C’est ainsi que des activités utiles commencent à disparaître.

Nos métiers et le monde du travail sont en pleine mutation. L’automatisation et la robotisation sont une réalité, surtout en Suisse où le coût de la main-d’œuvre est un des plus élevés au monde. Le processus est en cours dans les industries, les banques, les services publics. L’augmentation de l’âge de la retraite, le manque d’actions coordonnées destinées à maintenir l’«employabilité», en particulier celle des seniors (les 50+), et surtout l’absence de vision politique n’apportent aucune solution concrète permettant d’envisager l’avenir du travail avec sérénité.

La formation continue ne constitue qu’une partie de la réponse aux enjeux de l’employabilité. Nos systèmes de formation initiale, basés sur la mémorisation de l’information et la maîtrise du geste par la répétition, sont aujourd’hui obsolètes. La révision des plans de formation des apprentis à cinq ans n’est plus viable. Les mesures d’accompagnement pour les enseignants et les professeurs ne sont pas en place.

Nous allons devoir trouver des solutions pour réduire l’écart qui se creuse chaque jour un peu plus entre ceux qui ont un emploi salarié en entreprise et tous les autres. L’encouragement à l’indépendance et au micro-entrepreneuriat, souvent synonymes de précarité et d’absence de couverture sociale, ne constitue certainement pas une réponse adéquate à la transformation du monde du travail. Cinquante mille personnes vivent déjà en situation de précarité sur le territoire genevois, pour un bassin d’emploi d’environ 32 000 EPT. Et elles ne sont pas toutes au chômage ni à l’aide sociale!

Fédéraction s’engage pour l’employabilité. Elle défend notamment les emplois associatifs, qui ont du sens et qui constituent un complément concret à l’emploi en entreprise. Les associations apportent une réponse supplémentaire aux enjeux du monde du travail et au maintien du lien social. Elles ne seront pas exclues du débat sur le futur du travail. Fédéraction s’y engage en se présentant à l’élection du Conseil national (liste 26).

Créé: 09.10.2019, 19h18

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