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Le fantôme du «Grexit» revient

Il y a quelques petites années, nous avions vécu un été assez épique. Un été qui fût rythmé par les rumeurs de défaut de la Grèce ou pas. Et puis finalement, l’Europe avait réglé le cas à coup de gros chèques et nous étions retournés à nos petites affaires. Il faut dire qu’en ce temps-là, nous pensions sincèrement que la prochaine fois que l’on nous parlerait de la Grèce, ça serait pour l’organisation d’un week-end romantique à Santorin. Si l’on a cru cela, on s’est bien fourré le doigt dans l’œil jusqu’à la Rolex (au moins). En effet, alors que le soleil se levait à peine sur la nouvelle année qui s’offrait à nous, la femme la plus puissante du monde n’a rien trouvé de mieux que d’accorder une interview au journal Der Spiegel. Pour dire, en deux mots, que si la Grèce voulait mettre les voiles et quitter le navire Europe, qu’elle ne se gêne pas, la grande Allemagne (et l’Europe) se passeraient largement d’elle.

Forcément, le lundi matin, les marchés étaient un peu tendus. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à plonger comme un seul homme en mode panique (encore), surtout que pour en remettre une couche, le pétrole a continué sa chute vertigineuse en passant sous la barre des 50 dollars. Le mélange était explosif et je dois dire que lundi soir, nous avions l’impression que la première semaine de trading de l’année allait être gratinée. Eh bien que nenni. La bonne nouvelle c’est que les intervenants, bien que nous soyons dans une nouvelle année, ont toujours une mémoire de poisson rouge. Et en l’espace de 48 heures, tout le monde avait tourné la veste et saluait les discours de la Réserve fédérale américaine, qui montrait son soutien à l’économie américaine, sans compter que chaque jour qui passe nous rapproche d’un plan de soutien de la part de la Banque centrale européenne. En résumé: en 2015, les marchés seront comme en 2014 névrosés et volatiles, mais en plus rapides.

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