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Les effets de la délocalisation

Confignon, 20 mars

«Masques, thermomètres, flacons pour gel: la pénurie est criante.» «Partout, les réserves de tests du coronavirus s’épuisent.» En effet, la majeure partie de ce matériel vient de l’étranger. Et la situation est semblable pour les médicaments: 60% des médicaments de base, ou des composants qui servent à les fabriquer, sont importés, essentiellement d’Asie» («Tribune de Genève» du 20 mars).

La Suisse, pourtant, était réputée pour son industrie pharmaceutique, la première au monde pendant une certaine période.

Mais voilà, la «mondialisation» est passée par là: pour se conformer à un catéchisme économique, et dans le but de gagner à tout prix quelques francs supplémentaires, il a fallu «délocaliser» comme on dit, c’est-à-dire sous-traiter ailleurs ce qui se faisait jusque-là dans notre pays. Dépendance perverse, dont les effets se manifestent précisément au moment où les besoins sont les plus urgents. Et encore, nous ne subissons actuellement qu’une crise d’intensité moyenne.

Qu’en serait-il en cas d’épidémie vraiment virulente, comme une peste par exemple? Qu’en serait-il en cas de famine mondiale, provoquée par une guerre, une maladie ou une catastrophe naturelle?

Au nom du libre-échange, notre pays mène une politique agricole désastreuse, étranglant depuis des années la paysannerie sous prétexte qu’il est possible de s’approvisionner à meilleur compte à l’extérieur.

Dorénavant, le taux de couverture de nos besoins alimentaires assuré par la production locale n'est plus que de 50% à peine pour l’ensemble du pays, de 10 à 20% pour un canton tel que Genève. Les surfaces dévolues à l’agriculture diminuent sans cesse, les exploitations disparaissent.

Il est vital de changer de cap; opérons cette adaptation tant que cela demeure possible!

Jurek Estreicher

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