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Le douloureux réveil de Pascal Broulis

Face à une crise médiatique, quand et comment faut-il communiquer? Le conseiller d’État vaudois Pascal Broulis peut méditer sur cette épineuse question en affrontant la tempête autour de sa déclaration fiscale.

Le magistrat, auteur d’un livre sur l’«impôt heureux», bercé depuis quinze ans par le doux babil de ses courtisans, a gravement sous-estimé la portée de la controverse.

Payer une partie de ses impôts à Lausanne, une autre à Sainte-Croix, et économiser une coquette somme au passage; déduire 15 000 francs de frais de transport alors qu’on dispose d’un logement à Lausanne: venant du chef des Finances d’un grand canton, ces éléments suscitent des questions légitimes de la presse et du public, et exigent des réponses précises et rapides.

Au lieu de quoi le libéral-radical s’en est pris aux journalistes, a répondu évasivement, avant de se livrer, très partiellement, à l’exercice de transparence qu’on attendait de lui.

L’affaire montre que le pouvoir longtemps et paisiblement exercé endort certains réflexes. La politique reste un métier cruel, même dans un canton rétif aux polémiques et si respectueux de ses autorités.

En tardant à adopter une stratégie de communication à la hauteur de l’enjeu, Pascal Broulis risque d’entacher la suite de sa carrière d’un durable soupçon. Il a finalement demandé qu’un contrôle fiscal dissipe toute ombre sur sa situation. Une manière de retomber sur ses pieds, en finissant par là où il aurait fallu commencer.

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