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Ma devise est une bonne prévoyance

Un de mes premiers articles dans la rubrique Grand Genève traitait de la devise à choisir pour sa prévoyance lorsqu’on est frontalier. Il n’y a bien entendu pas qu’une seule réponse ni une réponse juste ou fausse. Chaque cas est particulier et ce qui est bien pour l’un, ne l’est pas nécessairement pour son voisin. Quelques semaines après l’abandon par la Banque nationale suisse, le 15 janvier 2015, du taux plancher entre le franc suisse et l’euro, il peut être intéressant de refaire un point de situation. D’une manière générale, il est important de pouvoir planifier ses besoins en prévoyance avec des éléments connus.

Pour un frontalier, planifier en euros semble adapté. Se pose donc la question d’une prévoyance contractualisée en Suisse. Le financement et/ou la prestation doivent-elles être financées en francs suisses ou en euros? Si le choix n’existe pas pour le 2e et le 3e pilier lié (3a), la prévoyance libre (3b) offre cette possibilité. Certains assureurs proposent des produits dans les deux monnaies.L’abandon du taux plancher a du jour au lendemain offert aux frontaliers un pouvoir d’achat supérieur de plus de 10%. Le change franc suisse/euro pouvant fluctuer dans les deux sens, adapter son rythme de vie à cette manne supplémentaire peut sembler risqué. Il sera en effet toujours plus difficile de faire marche arrière. La possibilité d’attribuer ce pouvoir d’achat supplémentaire à sa prévoyance peut être une bonne idée. Le rythme de vie reste stable, mais la retraite sera améliorée. Plusieurs pistes: le rachat d’années dans son 2e pilier, le renforcement de ses contrats de 3e pilier, l’amortissement anticipé d’une hypothèque, une épargne en euros, etc.Chaque nouvelle situation est une bonne occasion de repenser sa prévoyance, même si cette réflexion conduit à un statu quo.

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