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La démocratie espagnole

Joaquim Torra, actuel président de la Catalogne.
Joaquim Torra, actuel président de la Catalogne.
Reuters

Genève, 25 octobre

Dans son éditorial du 19 octobre, votre envoyée spéciale à Barcelone craint que les indépendantistes catalans qui ont failli fracturer l’Espagne en se rendant coupables de sécession et de détournement de fonds publics n’aient été jugés trop durement et que ce verdict ait mis de l’huile sur le feu. Le président catalan, qui a incité à la désobéissance civile, n’a pas condamné les violences urbaines mais a félicité, à travers Twitter, les manifestations et l’occupation du Prat.

En parlant de l’indépendance, il déclare: «Nous recommencerons.» C’est probablement sa vision personnelle du dialogue.

Les politiques jugés ont pris en otage la démocratie espagnole, dès lors, appliquer la Constitution n’est pas une option, c’est un devoir. La démocratie est fragile, les lois existent pour la préserver et la garantir.

Les radicaux populistes excluent les Catalans non séparatistes, majorité silencieuse, qualifiée de fasciste. M. Torra les a lui-même qualifiés de «charognards, scorpions, hyènes, bêtes à forme humaine».

Les séparatistes parlent de répression et de manque de liberté dans l’intention de mettre en doute les fondements démocratiques de l’Espagne.

Seul le journaliste ou le lecteur averti n’est pas dupe, car la Catalogne est l’une des plus grandes autonomies d’Europe (gérant son système judiciaire, éducatif, de communications).

Goya a écrit que «le sommeil de la raison engendre des monstres»… Ne baissons pas la garde.

Irène Perlari Poma

Rouler tous phares allumés

Onex, 24 octobre

L’auteur du courrier «Mesure phare chère et polluante» affirme que rouler phares allumés de jour est source de surconsommation et donc de pollution. Nos phares fonctionnent grâce à la batterie, tout comme l’autoradio, le GPS ou la connexion Bluetooth pour téléphoner les mains libres… Alors soit, déconnectons tous ces appareils et revenons à la carte en papier et à la cabine téléphonique!

Il y a un moyen fort simple de compenser largement cette légère surconsommation en pratiquant l’écoconduite. Pour avoir suivi un cours, il m’a été possible de gagner dix pour cent de consommation sur le trajet testé. Et puis l’écoconduite est simple à réaliser, même sans suivre un cours: je change de vitesse pour rouler à bas régime et je coupe mon moteur à l’arrêt (la surconsommation due au démarrage est de l’histoire ancienne).

Je crois que rien qu’avec ces deux mesures très simples, on a compensé la consommation due aux phares allumés pour la sécurité.

Stephan Stucki

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Les chambres à sept lits

Vésenaz, 23 octobre

J’ai été récemment voir une amie aux HUG qui avait fait une fracture à la suite d’une chute. Quelle ne fut pas ma surprise de voir une chambre à sept lits où étaient entassées des patientes, la plupart séniles, du 4e âge […] dans une pièce. […] Les conditions dans lesquelles le personnel soignant, trop rare et épuisé, travaille sont inacceptables, ce qui est traumatisant pour les patients qui sont encore conscients et subissent les cris la nuit et le vacarme des travaux devant les fenêtres le jour.

On ne cesse de nous vanter à la télévision et dans la presse un «hôpital du Grand Genève du XXIe siècle avec des chambres à deux lits pour tous» mais ces propos sont déconnectés de la réalité. Cette vérité mérite d’être signalée qui met en lumière une médecine à deux vitesses: une pour touristes médicaux et l’autre pour les aînés entassés sans discernement dans des salles rendant leurs soins pénibles voire dangereux, faute de personnel et d’équipements. Tout responsable digne de ce nom devrait aller sur le terrain avant de vanter un hôpital dont la face sombre est désolante.

Inès Gétaz

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Respect de la volonté populaire

Chambésy, 23 octobre

La façon dont Mme Jocelyne Haller a renoncé à son mandat de conseillère nationale au profit d’une personne qui n’avait pas été élue témoigne du respect que SolidaritéS porte à la volonté populaire. Rappelons qu’un scénario identique avait été suivi dans le canton de Vaud lors des élections fédérales d’octobre 2007. Mme Marianne Huguenin, syndique de Renens, avait devancé d’une belle longueur M. Josef Zisyadis, qui figurait en tête de liste sur la liste du POP (Parti ouvrier populaire). Dans les quarante-huit heures, Mme Huguenin avait été conduite à renoncer à son mandat pour permettre à M. Zisyadis – qui n’avait pas été réélu – de retrouver son fauteuil au Conseil national.

Ces deux exemples permettent de mesurer la façon dont ces formations […] conçoivent la démocratie et le respect de la volonté populaire.

François Bugnion

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

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