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Covid-19: confinement et violences domestiques!

Dans l’angoisse liée aux problèmes sanitaires et économiques engendrés par la crise du Covid-19, il convient de ne pas occulter le risque de l’augmentation des violences domestiques qui sont hélas une réalité aussi en Suisse.

Ce phénomène s’accentue malheureusement par la promiscuité entraînée par ces temps de confinement. En France, ce sont 30% d’augmentation depuis le début du confinement, selon le ministre de l’Intérieur. Le gouvernement français a mis en place plusieurs mesures pour garantir la sécurité des victimes, qui sont en priorité des femmes et des enfants. Des lieux d’accueil restent ouverts pour recevoir les femmes concernées et les pharmacies ont été appelées à la rescousse comme lieux de relais, de même que certains centres commerciaux qui ont mis à disposition des espaces dédiés aux associations reconnues.

En Suisse, nous n’avons pas encore de statistique, mais il est à craindre qu’elles ne soient pas plus rassurantes. Le Bureau fédéral de l’égalité a mis sur pied une task force avec les cantons. À Genève, il existe une ligne d’écoute cantonale, 0840 110 110. Néanmoins, certaines spécialistes ont relevé la nécessité de pouvoir alerter par écrit ou par «chat», car il n’est pas toujours facile de téléphoner quand on est sous le contrôle d’un partenaire violent. Cela devrait être soutenu sur le plan fédéral afin d’assurer un accès égal pour toutes et tous.

Enfin, il est indispensable de pouvoir donner des moyens supplémentaires aux structures existantes afin de fournir suffisamment de places d’accueil pour les femmes avec leurs enfants. Rappelons que la Suisse a ratifié en 2017 la Convention d’Istanbul pour la lutte contre les violences faites aux femmes et la violence domestique.

Une panoplie de mesures doit être mise en place dans notre pays, notamment à travers des campagnes de prévention de la violence au sein des jeunes couples, une formation adéquate de la police et des travailleur.euse.s sociaux, un renforcement des structures protégeant les femmes, etc.

Puisse cette crise permettre la mise en place d’une politique publique propre à réduire significativement les violences domestiques et à augmenter les moyens nécessaires aux associations actives sur le terrain.

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