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La chancelière n’est plus crédible

Peut-on encore faire confiance à Merkel? Sûrement pas dans le domaine énergétique. La chancelière avait répété pendant la campagne électorale que l’Allemagne tiendrait ses objectifs de réduction des émissions de CO2. S’il le fallait, elle était prête à fermer la moitié des centrales au charbon. En octobre dernier, elle avait même lancé aux «gueules noires» de l’IG BCE, le puissant syndicat sectoriel, qu’elle «garderait le cap» au risque de se mettre tous les mineurs à dos. En novembre, lors de la conférence internationale sur le climat (COP23), à Bonn, elle avait dit: «Le destin de notre planète est lié au changement climatique.»

Que reste-t-il aujourd’hui de toutes ces promesses? Un mensonge électoral. Pour obtenir un accord de coalition avec le Parti social-démocrate (SPD), indispensable à son maintien au pouvoir, Angela Merkel a jeté ses promesses aux orties. Au lieu de reconnaître un échec de sa politique énergétique, elle a préféré céder à la pression du lobby du charbon, grand ami du SPD.

En tant que première économie d’Europe, l’Allemagne a un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le réchauffement. En abandonnant ses propres objectifs, elle va donner le mauvais exemple. Angela Merkel et Martin Schulz, usés par le pouvoir et par les mauvais résultats électoraux, ne semblent plus avoir conscience de la taille de l’enjeu du climat pour notre avenir sur cette planète. Pour cette raison, il serait préférable d’abandonner non pas les objectifs climatiques, mais cette troisième «grande coalition», et de provoquer de nouvelles élections pour laisser à la place une nouvelle génération.

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