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Cause animale: le temps de l’apitoiement est révolu

Ce mercredi et ce jeudi, des centaines d’activistes antispécistes convergeront en Suisse, France, Belgique, Italie, au Canada et en Australie pour une «Nuit debout devant les abattoirs».

Ces rassemblements internationaux s’inscrivent dans un contexte de visibilisation des lieux qui exploitent les animaux et ont pour but d’amorcer une fédération de la contestation, en appelant à une radicalisation nécessaire de celle-ci. Parce qu’il y a urgence à agir, à désobéir, à lâcher nos privilèges suprémacistes. Mais encore? Ils et elles en ont eu assez. Qui?

Les animaux non humains en ont eu assez. Trop même. Beaucoup trop. De cette hypocrisie qui leur voue une considération sélective, comparable à l’adage «Je t’aime, mais je te tue». Saurons-nous un jour assumer nos erreurs monumentales de jugement à leur égard? Le crime zoocide sera-t-il un jour reconnu comme tel? Et pourra-t-on visiter les abattoirs et élevages comme les vestiges d’une guerre millénaire contre ces individus sentients? Nul ne le sait. Mais nous devons dès aujourd’hui faire notre possible pour que ceci advienne.

Ah le spécisme, un si petit mot pour une réalité si dévastatrice. On ne semble pas pour autant pressé d’y mettre fin. Et pourtant…

Tic-tac, tic-tac. Chaque seconde, ce sont 40 000 êtres (!) qui meurent sous ses coups pour la consommation humaine. Tic-tac, tic-tac. Notre dette morale s’agrandit. En Suisse, 170 000 animaux terrestres sont envoyés à la mort quand pointe l’aube. Des vies ôtées pour rien de plus qu’un trivial plaisir aisément remplacé par des alternatives végétales. Mais l’argent a bon goût, il paraît.

Le temps de l’apitoiement et de la tristesse est révolu. Place aux actes et aux grands chantiers politiques. Rassemblons-nous devant les lieux qui implantent, perpétuent et jouissent du spécisme. Ils se nomment abattoirs, élevages, centres d’insémination, centres d’engraissement, entreprises de «transport», laboratoires de vivisection, zoos, cirques, lobbies, services vétérinaires, Assemblée fédérale, Conseil fédéral (…). Les animaux nous attendent, ils n’ont que nous pour les sortir de leurs cages bien qu’ils résistent et tentent de s’enfuir de toutes leurs forces.

Les oppresseurs ont en effet trouvé des moyens efficaces pour neutraliser la combativité des opprimés. Peu de ces derniers se doutent qu’au dernier moment, leurs exploitants les trahiront et appelleront un camion «pour le dernier voyage».

C’est donc à leurs côtés, en solidarité, que nous devons être. Surtout que les autorités ont visiblement à cœur d’étouffer nos voix, a fortiori LEURS voix, en restreignant nos droits à la liberté d’expression et en réprimant les activistes plutôt que de voir de quel côté se passent les vrais crimes. La lutte a déjà commencé partout sur le globe. À vous de la rejoindre, pour forcer l’avènement d’un monde plus juste, qui prendrait en compte les intérêts de toutes les personnes animales. Tic-tac, tic-tac. Chaque seconde, 40 000 êtres (!) meurent pour la consommation humaine

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