Les campagnes électorales, c’était mieux avant…

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Franchement, avez-vous l’impression d’une montée de fièvre politique à quatre semaines du premier tour des élections municipales genevoises (le 19 avril)? Dans les 45 communes, les candidates et candidats, ainsi que leurs partis, font pourtant ce qu’ils peuvent pour lancer la campagne. Ils multiplient les stands, les programmes, les bilans et les prises de position, mais la sauce a de la peine à prendre.

On voit bien ici et là le MCG faire du slogan MCG, les Verts dire que la bagnole ça pollue, Ensemble à Gauche annoncer une guerre thermonucléaire si on n’améliore pas immédiatement les salaires des 12 accueillantes familiales de la Ville de Genève. Et puis, partout, on entend les magistrats en place juger objectivement qu’ils font du très bon travail et suggérer que ce serait dommageable de ne pas les laisser continuer. L’impression demeure toutefois que la campagne ne décolle pas vraiment.

Ce constat fait – certes de manière subjective – il est temps de reconnaître que, côté médias locaux, le défi est tout simplement impossible à relever: trop de matière, trop de cas particuliers. Trop de tout, en fait. Comment parler de 1945 candidats à l’élection de conseils municipaux et des exécutifs répartis dans 45 lieux différents?

Et pas question de se reposer sur les expériences des élections municipales antérieures! Pour Genève, l’élection des délibératifs et des exécutifs (premier tour) lors du même dimanche est une première. On a désormais deux campagnes en une, suivies d’un sprint final de trois semaines avant le second tour. Auparavant, les deux scrutins étaient dissociés, organisés à cinq semaines d’intervalle. Ainsi l’a voulu l’Assemblée constituante, ainsi le décrète notre nouvelle Constitution, validée par le peuple le 14 octobre 2012. Dont acte.

Ce qui n’empêche pas de se pencher sur les effets induits par ce nouveau mode de faire. Le plus évident est que la couverture de la campagne de l’élection des conseils municipaux a encore davantage de peine qu’avant à se faire une place au soleil. Plus personnalisée, moins éclatée, plus facilement explicable, la course aux exécutifs accapare logiquement aisément les médias.

Le hic, c’est que cette campagne-là n’a pas vraiment démarré non plus puisque, dans la plupart des grandes communes, la vraie sélection par le peuple ne tombera qu’au deuxième tour (10 mai). Ce qui explique pourquoi nous sommes coincés dans cet entre-deux un peu tiède. Jusqu’à quand?

(TDG)

Créé: 19.03.2015, 17h56

Eric Budry

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