Trop calme ou trop géopolitique ?

La semaine boursière

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La semaine qui vient de se terminer en bourse aura été notable pour son manque de direction. Si l’on se concentre uniquement sur le marché US, l’indice phare américain a bougé de trois fois rien chaque jour et chaque jour dans un sens différent.

Les raisons de ces mouvements erratiques sont principalement dû à la situation géopolitique mondiale et au fait que le monde merveilleux de l’investissement ne sait plus quoi en penser. Sans compter que dans chaque cas, les Américains sont impliqués dedans. Sauf pour le renouvellement du gouvernement italien, mais ça, Wall Street s’en moque comme de sa première chemise brodée, sachant que la seule région d’Italie qui intéresse les traders new-yorkais, c’est ce qui reste du quartier de New York que l’on appelait Litte Italy avant que les Chinois fasse une OPA sur la région.

La semaine aura donc été rythmée par la guerre économique entre les USA et la Chine. Entre volte-face et déclaration fracassantes, on n’arrive pas vraiment à savoir si les Chinois et les Américains vont se mettre d’accord ou pas. Durant la semaine les Chinois ont fait un geste baissant les taxes d’importations des voitures, mais cela n’a pas suffit à Trump qui a déjugé son Secrétaire du Trésor en laissant entendre que «ça n’avançait pas comme il voulait». Point d’instabilité numéro un.

Ensuite il y a l’accord nucléaire entre l’Iran et le reste du monde. Les Américains, eux-encore, font des demandes qui sont totalement inacceptables pour les Iraniens, résultant d’une situation complètement bloquée. Entre un Ayatollah d’un côté et Bolton qui rendrait sympathique un capitaine de la Gestapo, on n’est visiblement pas près de s’en sortir. Point d’instabilité numéro 2.

Et on terminait avec Trump qui ne sait pas ce qu’il se veut sur le sommet du 12 juin et qui en rajoute une couche sur la Corée du Nord. Comme on sait que les investisseurs n’aiment pas quand ce n’est pas clair et quand c’est instable, on peut dire que l’on est servi en ce moment. Tellement pas clair que le sketch de la formation d’un gouvernement en Italie en devient presque le point le plus « stable » de la semaine.

En tous les cas, si ce sont les prémices de l’été qui nous attend, il sera chaud et long.

Créé: 27.05.2018, 18h45

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