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La Bourse face au choc du franc fort

L’économie suisse souffre de la plongée de l’euro, qui a suivi l’abandon, le 15 janvier 2015, du taux de change plancher vis-à-vis du franc suisse par la Banque nationale suisse (BNS). Les commandes à l’industrie helvétique ont ainsi chuté de 5% durant le premier trimestre de cette année.

L’impact boursier de ce choc est néanmoins resté relativement limité: le marché suisse des actions a plongé de 14% le 15 janvier, mais a effacé ses pertes depuis lors et s’est rapproché de son précédent sommet de juin 2007. Au début du mois de juin, l’indice SPI progressait de 4% depuis le début de l’année, certes moins que le marché européen qui gagnait 16% grâce à la faiblesse de l’euro.

Les entreprises helvétiques ont pris rapidement des mesures pour atténuer l’impact de la hausse de la monnaie nationale sur leurs résultats, notamment des compressions de coûts en Suisse et des transferts de productions. Par ailleurs, la plupart des sociétés suisses cotées en Bourse ne se contentent pas d’exporter depuis la Suisse, mais produisent des biens et des services dans le monde entier, ce qui atténue l’effet négatif des mouvements de changes; ces derniers pèseront cependant en 2015 sur leurs bénéfices exprimés en francs suisses, à hauteur de 5% à 10% au moins. Les plus touchées sont celles qui ont des coûts de production relativement élevés en francs suisses, comme les horlogers ou certaines entreprises de technologie médicale. Les entreprises suisses ont appris à vivre avec un franc fort depuis des décennies, et tout laisse à penser qu’elles sortiront renforcées des difficultés actuelles.

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