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La blockchain, l'avenir du journalisme?

Matt Coolidge, cofondateur de la start-up Civil.
Matt Coolidge, cofondateur de la start-up Civil.
DR

Baisse de revenus, fake news, manque d’indépendance, déficit de crédibilité… On ne peut pas dire que le journalisme soit au mieux de sa forme depuis quelque temps. Et pourtant, ce n’est pas faute de proposer de nouveaux types de contenus, de nouveaux modes de storytelling et de nouvelles manières de les monétiser (paywalls, pass journalier, achat à l’unité, etc.). Malgré tout, le constat est sans appel: pour une majorité de médias, surtout dans la presse écrite, c’est la soupe à le grimace.

Alors que la recherche du «bon» modèle se poursuit, certains voient dans la blockchain une possible solution. Pour rappel, la blockchain est une technologie qui permet de stocker et de transmettre des informations de manière sécurisée, transparente et sans organe central de contrôle. Elle a été rendue célèbre par le bitcoin.

Supprimer les intermédiaires

Aux États-Unis, une start-up lancée en 2016, la start-up Civil, a ainsi pour ambition de «sauver» le journalisme. «Notre objectif est de réduire le recours aux revenus publicitaires et d’encourager le financement par les lecteurs», explique son cofondateur Matt Coolidge, sur Bloc.news. Et pour ce faire, rien de mieux que la blockchain selon lui. Grâce à cette technologie, Civil supprime les intermédiaires pour connecter directement lecteurs et journalistes. Sur la plateforme, les rédactions, renommées «newsrooms», sont donc financièrement autonomes puisque rémunérées par les internautes au moyen d’une cryptomonnaie, la CVL.

«Une newsroom peut être pro-Trump, anti-Trump, pro-NRA, anti-NRA… Il n’y a aucun problème tant qu’elle produit des informations factuelles et vérifiables. […] Toutes les idéologies et toutes les croyances sont bienvenues», précise Matt Coolidge. L'activité de ces newsrooms, ainsi que les contenus qu'elles produisent, sont soumises aux règles inscrites dans une constitution du journalisme éthique. À charge des lecteurs de veiller à son respect. Autres avantages, et pas des moindres, de la technologie blockchain: l’inviolabilité et la traçabilité de l’information. Un moyen efficace, non seulement pour lutter contre les «fake news», mais également pour garantir et protéger la propriété intellectuelle des auteurs.

Partenariat avec Associated Press

Aujourd’hui, le projet Civil en est encore à ses débuts. La plateforme héberge actuellement une quinzaine de newsrooms et vient de signer un partenariat avec l'agence de presse Associated Press (AP).

Forte de ses promesses d’indépendance et de décentralisation, la technologie blockchain est-elle l’avenir du journalisme? Il est encore trop tôt pour le dire, et surtout, pour que cela fonctionne, il faut que cette technologie se démocratise davantage car, aujourd’hui et bien que souvent à la une des médias, elle demeure très obscure pour le grand public.

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