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L'Amérique entre démocratie et ploutocratie

De l’extérieur, cela ressemble à un spectacle de cirque géant et boursouflé, à une avalanche de mises en scène des ego, à de la politique transformée en pur business. Mais à y regarder de près, il y a plus de démocratie dans le processus des primaires américaines que ce que beaucoup d’Européens croient. Ne serait-ce que parce que des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens attentifs ont pu voir quelles entraves ploutocratiques freinaient leur démocratie. Mais aussi parce que les Américains entrevoient, grâce à cette élection, comment ces entraves pourraient être vaincues pour libérer la démocratie de l’emprise de l’argent.

Pendant sept semaines, dans sept Etats américains, j’ai assisté à d’innombrables meetings des candidates et candidats, écouté des douzaines de débats, lu des centaines de rapports et suivi pendant des heures les commentateurs et analystes à la télévision. Et j’ai beaucoup appris.

Le sens de ce processus de primaires s’est révélé à moi, ce processus appliqué pour la première fois en 1912 grâce à l’ancien président Theodore Roosevelt, à nouveau candidat cette année-là. Les citoyennes et citoyens ne doivent plus seulement choisir entre les candidats des deux grands partis. Ils ont leur mot à dire dès qu’intervient le choix au sein même des partis.

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