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La 5e Suisse plus convoitée que jamais

En année électorale, la mémoire des partis se trouve revigorée. Les Suisses de l’étranger le savent bien. Ils sont quelque 150'000 expatriés à s’être inscrits pour voter cet automne, soit un potentiel électoral équivalent à celui de cantons comme Neuchâtel ou les Grisons. Tout à coup, ils font saliver les formations politiques.

La 5e Suisse est ainsi devenue l’objet de toutes les attentions. On promet de servir ses intérêts, à droite comme à gauche. Les partis redoublent d’efforts pour présenter des candidats résidant à l’étranger. L’UDC en compte 35, le PS 14! L’un ou l’autre a sa chance, certes. Mais la majorité, il faut bien le dire, doit se contenter d’être placée sur des listes spécifiques qui n’ont d’autres fonctions que de donner un coup de pouce aux listes ordinaires, celles où l’on trouve les locaux.

Les voix des Suisses de l’étranger intéressent ainsi plus qu’elles ne sont entendues. Personne aujourd’hui ne représente directement la 5e Suisse sous la Coupole fédérale, comme le fait la Zurichoise Claudine Schmid pour les Français de Suisse à l’Assemblée nationale par exemple.

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