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Projet à la Goutte de St-MathieuRéférendum contre le déclassement de la zone agricole à Bernex

Des agriculteurs et l’UDC Genève ont lancé une récolte de signatures pour s’opposer au déclassement d’une zone agricole de 44’631 m2, destinée à un projet d’urbanisation.

Le déclassement de la zone agricole situé à la Goutte de St-Mathieu, à Bernex, suscite de vives réactions.
Le déclassement de la zone agricole situé à la Goutte de St-Mathieu, à Bernex, suscite de vives réactions.
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Un référendum cantonal est lancé par des associations, des agriculteurs et l’UDC Genève contre le déclassement d’une zone agricole de 44’631 m2 à la Goutte de St-Mathieu, à Bernex. Le périmètre est voué à de l’équipement public, dont un cycle d’orientation et les centres de formation professionnelle santé et social.

«Ce déclassement vient s’ajouter à celui de près de 500’000 m2 à Bernex. On se bat contre la politique de bétonisation à tout prix qui sacrifie systématiquement la zone agricole, alors que les Genevois veulent une agriculture de proximité et durable», a déclaré jeudi devant les médias le responsable du comité référendaire Lionel Dugerdil, agriculteur et membre de l’UDC.

Député UDC et auteur du rapport de minorité sur le projet de loi modifiant les limites de zone à la Goutte de St-Mathieu, Stéphane Florey relève que l’État aurait dû prévoir les infrastructures sur les surfaces déjà déclassées dans la commune. «Les plans localisés de quartier de St-Mathieu et de Vailly-Sud peuvent être révisés pour accueillir les écoles.»

Selon les référendaires, les Genevois ne veulent plus de cette politique de développement, comme le prouvent les récents refus populaires des grands projets de déclassement des zones agricole et villas au Pré-du-Stand, à Cointrin et au Petit-Saconnex. Et depuis le début de la nouvelle législature, les communes de Lancy et de Collex-Bossy, par exemple, revoient leur politique d’aménagement, souligne M. Florey.

Débattre du développement

Le vigneron Willy Cretegny, également membre du comité, estime que ce référendum doit permettre de poursuivre le débat sur le développement du canton: «Un demi-million d’habitants à Genève, c’est assez. Le moteur de la croissance, c’est l’économie. Mais veut-on continuer à attirer des entreprises, alors que les infrastructures ne suivent pas, notamment en matière de mobilité?»

«On a un territoire limité. Il est important de garder une zone agricole et verte et de ne pas surdensifier la zone urbaine pour garantir la qualité de vie», poursuit-il, considérant qu’il ne faut pas tout bétonner maintenant afin de laisser le choix aux générations futures.

Les référendaires ont jusqu’au 18 novembre pour récolter 5370 signatures valables. Ils espèrent en récolter 7000, afin de s’assurer une marge confortable.

ATS

54 commentaires
    Oc

    Vous avez élus des verts( je dis vous car ce n’est pas mon cas)! Vous pensiez peut être que cela mettrait un garde fou sur le bétonnage, les abattages d’arbres, l’irréductible face à la nature!

    Eh bien non, les travaux continuent perdurent et augmentent grâce à l’aide du futur parti du centre ( qui ne mériterait pas de s’appeler ainsi).

    Même pour la mobilité dite douce on bétonne, élargi des voies à outrance (rte de Jussy, par exemple).

    Les roses verts veulent des locataires pour avoir le contrôle sur la population. Les propriétaires ne sont pas aussi faciles à contrôler.

    On est en train de refaire le monde bolchevik d’après guerre avec ses blocs, ses logements subventionnés, ses ghettos, tout en incitant à une immigration incontrôlée dont on n’a pas forcément besoin.

    Le cas de Bernex en est un exemple flagrant pourquoi construire si l’on pas les habitants pour y habiter, donc facilitons la venue de tous

    Merci ! ( les verts)