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SolutionsRecevoir ses médicaments en quelques clics

Une start-up romande propose de commander uniquement des produits de boutiques locales grâce à son site internet.

Depuis peu, la plateforme en ligne Genève Avenue permet de se faire livrer des médicaments en quelques clics.
Depuis peu, la plateforme en ligne Genève Avenue permet de se faire livrer des médicaments en quelques clics.
Lucien FORTUNATI

Afin d’éviter que des personnes malades ne doivent se rendre en pharmacie, une start-up romande, Genève Avenue, créée en 2018, vient de mettre en place un service de livraison de médicaments, disponible en quelques clics. Pour en bénéficier, il suffit de photographier sa carte d’assuré ainsi que son ordonnance, avant d’envoyer le tout à la Pharmacie Principale, partenaire du projet, via un onglet prévu à cet effet sur le site de la plateforme. Avisée, cette dernière prend contact avec le client afin de convenir de la date et de l’heure de la livraison ou du point de retrait des produits. Obligatoire par la loi, cette prise de contact permet au pharmacien de préciser la posologie et répondre aux questions des patients.

Fondée dans le but de venir en aide à différents commerçants locaux, Genève Avenue se présente sous la forme d’une plateforme en ligne où ces derniers peuvent mettre en vente une sélection de leurs produits allant de l’alimentation à la papeterie. La livraison de médicaments est ainsi le tout dernier service proposé par la start-up. «Le site fonctionne à l’image des géants de la distribution tels Amazon et Zalando. À la seule différence que les produits disponibles proviennent uniquement des stocks des boutiques de la région, partenaires de la plateforme», explique son cofondateur Sébastien Aeschbach.

Un projet qui a vu le jour suite à un constat simple: toujours moins de gens se rendent dans les boutiques du centre-ville, préférant aux déplacements physiques l’immédiateté du Net. Une évolution dans les habitudes de consommation que la récente crise sanitaire n’a fait que renforcer. «Le World Economic Forum estime que d’ici à 2030, 40% des achats se feront en ligne», prévient le fondateur de la start-up genevoise. Un problème de taille pour les commerçants de la région, dont seuls 10% disposeraient d’une boutique en ligne.

Cette baisse de la fréquentation dans les rayons, le CEO des enseignes Aeschbach l’a lui-même expérimentée en rejoignant les rangs de l’entreprise familiale il y a une dizaine d’années: «Nous ne pouvons pas empêcher les clients d’acheter en ligne, tout ce que nous pouvons faire c’est nous adapter aux nouvelles formes de consommation.»

Réunissant une centaine de boutiques de la région, soit un assortiment de quelque 100’000 références, le site de Genève Avenue attire aujourd’hui un millier de visiteurs par jour. On n’en saura pas plus sur le nombre d’achats quotidiens, en augmentation de 500% depuis le début du Covid. Alimentation, mode et accessoires, bouquets, produits de première nécessité, papeterie ou articles de bricolage, tous les produits sont accessibles via la plateforme en quelques clics.

Une fois les achats terminés, le client n’a plus qu’à régler le montant dû en une seule fois. Si les boutiques se chargent ensuite d’acheminer les produits dans une centrale de tri située au centre-ville, Genève Avenue s’occupe de la préparation des colis, qui seront acheminés sous 48 heures chez les acheteurs. Afin de réduire les coûts de la livraison et d’offrir par la même occasion du travail aux chauffeurs de taxi, dont le nombre de courses a chuté de près de 90% pendant le confinement, la plateforme a entrepris une collaboration avec Taxiphone, qui s’occupe d’acheminer les colis de la centrale jusqu’au domicile des clients. «Le nombre de commandes par véhicule est limité à cinq, ce qui permet de diminuer les coûts et de réduire, par la même occasion, l’empreinte carbone», conclut Sébastien Aeschbach.