Sorties cinémaQuels films aller voir cette semaine?
Drames ou comédies, françaises ou chiliennes, foisonnantes ou minimalistes, les nouveautés de la semaine frappent par leurs contrastes. Laissez-vous guider.
«Quand tu seras grand», l’énergie de l’espoir

Il y a chez Andréa Bescond et Eric Metayer une forme d’énergie qui n’est pas celle du désespoir, mais au contraire de l’espoir et de la vie. Après «Les chatouilles», le couple, qui aujourd’hui n’en est plus un, traite d’un thème un peu moins grave, celui des systèmes de soin dans les établissements français de type EMS. En l’occurrence les EHPAD.
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Là où «Les Chatouilles» ne tolérait ni légèreté ni humour, ce qui est compréhensible au vu de son sujet, les attouchements sexuels sur les enfants, «Quand tu seras grand» apparaît au contraire comme un film au ton enlevé, plongée pas tout à fait crédible mais salutaire dans un microcosme où viennent se mélanger vieillards et pré-ados qui pètent le feu.
Cette gestion des opposés est le moteur d‘un métrage où s‘additionnent séquences amusantes ou tragiques, dans une sorte de mouvement choral qui insuffle son rythme à l’ensemble. Seul bémol, il manque peut-être une synthèse en guise de conclusion.
Note: **
«Beau Is Afraid», excès de prétention

Beau part en quête de sa génitrice, une mère étouffante. Mais le voyage prend des allures de cauchemar, de trip psychédélique, de surréalisme appuyé, de psychanalyse forcée. L’auteur d’«Hérédité» et de «Midsommar» affiche des ambitions qui semblent l’avoir dépassé. Les presque trois heures de son film, navire pour un Joaquin Phoenix aussi perdu que le spectateur dans les méandres de ce trip hallucinatoire d’où toute explication est bannie, semblent dès lors interminables.
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Détournant les codes du cinéma d’horreur comme d’autres genres, Ari Aster pèche par excès de prétention, et ne passe en tout cas pas le cap de ce cinéma exploratoire et tripal dont il voudrait devenir le chantre. Menacé par la surcharge, «Beau Is Afraid» ne ressemble à plus grand-chose de connu. Le problème, c’est que ça ne suffit même pas à le rendre original. Décevant.
Note: *
«Ma langue au chat», la parole libérée

C’est l’histoire d’un chat qui se faufile et connaît tous les secrets des convives de sa maîtresse. Il est le centre de son monde. Mais à peine le séjour à la campagne commencé que le matou disparaît. C’est le monde entier qui s’écroule. Qui l’a tué? Où se trouve sa dépouille? En bref, tout un drama qui fait bien rire.
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Camille Lellouche est parfaite dans son rôle de peste au grand cœur. Dans une recherche plus ou moins acharnée selon les sensibilités des invités, les langues se délient peu à peu. «Cette histoire de chat, c’est l’occasion de tout faire péter.» Et ce film, c’est l’opportunité de parler de l’âge qui prend l’ascenseur, de l’amour qui a perdu de sa flamme, de réussite pas toujours au rendez-vous. Quoi de mieux que se réunir entre amis pour donner sa langue au reste du monde?
Note: **
«Chili 1976», un suspense inédit

Voici un portrait de femme, Carmen, qu’on suit trois ans après le coup d’état de Pinochet, au Chili. Son époux est un médecin bien installé à Santiago. Elle a des enfants, des petits-enfants, et part pour quelques jours superviser la rénovation de la maison familiale au bord de la mer. Là-bas, on lui demande de soigner un jeune «padre» blessé. Elle sent pourtant (et nous avec) que quelque chose se trame.
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C’est dans un contexte menaçant, voire inquiétant, que se noue un film des plus intimistes, très minimaliste dans son approche. La cinéaste Manuela Martelli, également connue comme actrice, apporte un grand soin à sa direction d’acteurs, orientant son film vers une sorte de suspens inédit dans lequel le hors-champ finit par devenir déterminant et primordial. Très beau, même si quelques longueurs subsistent.
Note: **
«The Quiet Girl», balade irlandaise

C’est une sorte de découverte de la quiétude et du bonheur simple que va faire la jeune héroïne de «The Quiet Girl». Joli film de Colm Bairéad, cinéaste irlandais qui a brigué, avec ce métrage, l’Oscar du meilleur film étranger.
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Nous sommes en 1981 et Eibhlín, 9 ans, passe l’été dans une ferme, chez des parents éloignés, où elle va découvrir pour la première fois un foyer attentionné et capable d’amour. Sur un rythme lent mais naturel, le film épouse le déroulement des journées, accompagne son héroïne au cœur de paysages estivaux que rien ne semble pouvoir perturber.
Telle une caresse, la caméra se fait douce et discrète, presque invisible. Pourtant, un terrible secret, sur lequel on ne dira rien, se cache aussi au cœur de cette réalité impavide. Entièrement dialogué en irlandais, «The Quiet Girl» capte à merveille les derniers jours de l’enfance. Troublant et beau.
Note: ***
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