Passer au contenu principal

Lettre du jourQuelle liberté?

DR

Veyrier, 6 octobre

Venant à l’école en montrant leurs épaules, leurs cuisses, leur nombril ou leur décolleté profond, elles se sont vu imposer un tee-shirt ample, marqué «je porte une tenue adéquate», et aussitôt baptisé tee-shirt de la honte.

La liberté de ces jeunes filles était en jeu. Quelle liberté? Celle de proposer leur corps aux regards. Et les voici qui s’y accrochent et la revendiquent haut et fort…

Le problème se pose chaque fois que la mode des nombrils à l’air revient. Entre-temps, 15 volées d’élèves du Cycle oublient de se poser la question de leur liberté, parce que les designers de H&M ont rallongé leurs tee-shirts de 10 centimètres. Ou peut-être se la posent-elles, cette question, mais en classe, sous la houlette de ces mêmes profs qui prétendent aujourd’hui leur faire dissimuler leurs charmes. Et si, finalement, ce lieu n’était pas si mal adapté?

(…) Cette liberté, vous la devez à un système bien rodé qui, en échange, vous assigne votre place de génération en génération. Plus belle est la liberté de changer le monde. De monter au créneau des batailles de l’époque, de refuser d’obéir à H&M et de faire jeu égal avec ces mâles qui vous matent en bégayant, mais se préparent à vous asservir.

Portez de vous-même le tee-shirt de la prétendue honte, et sous l’inscription, ajoutez au Tipp-Ex: «et je vous em…!»

Pendant que des filles défendent le droit de se montrer, d’autres, voilées, revendiquent le droit de se cacher. Les unes comme les autres se réclament de leur liberté, alors que toutes sont prises dans les injonctions des adultes qui les ont précédées.

La vraie question, c’est le regard des hommes, dégradant quand il ramène la personne regardée au rang de proie. Défier ce regard ou le frustrer?

Tant que l’alternative sera celle-là, la question du vêtement sera futile. Le problème est du côté du regard, pas du côté de celle qui est regardée. Faire changer ce regard, c’est conquérir une vraie liberté.

Bernard Pinget

4 commentaires
    CHARLES PITTET

    Les responsables politiques se base seulement sur une grande activité cérébrale de vos vos jeunes garçons trop masturbateur , compremettant un naturel indépendant, une pureté d'esprit agréable avec des réflexions valables , une littératures saine. une bonne réponse à tous. Nous aimons être libre de ne point être Mordus par de pauvre imbécile confondus (es) par leurs couleurs par un entretien psychosomatique. Les filles ont une prèfèrences pour l'oeufs non recevoir vos èjaculations avec le gomes. Nous ne sommes pas des putains à recevoir votre Bâtenet ,vos spermatzoides pour vos sans esprit frontal. Les garçons réduisent nos neurologie à rien. Charles vous invente à un sentir, la communication de cette compassion neurologique du Garçon. Filles, vous prendrez vite l'autre direction. Evidemment vous n'avez pas mon éducation du Voussoiement, mais du tutoiement de la permission.