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Viticulture sous pressionQuatre Romandes volent au secours des vins suisses

Restaurants et bars fermés, manifestations interdites… Le Covid donne un coup de massue à une branche qui souffre déjà de la concurrence étrangère.

Hélène Noirjean, nouvelle directrice de la Fédération suisse des vignerons, incarne cette féminisation de la branche vitivinicole.
Hélène Noirjean, nouvelle directrice de la Fédération suisse des vignerons, incarne cette féminisation de la branche vitivinicole.
Jean-Paul Guinnard

La crise du coronavirus frappe l’industrie vitivinicole de plein fouet. La fermeture des bars et restaurants, ainsi que l’interdiction des manifestations privent la branche de ses canaux habituels de distribution. Pour les vignerons, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Car ce problème s’ajoute à un autre bien connu: la concurrence accrue des vins étrangers. Le tout dans un contexte général de baisse de la consommation d’alcool. Autant dire que le cocktail est explosif.

Pour éviter un effondrement de la viticulture suisse, ils sont plusieurs à s’activer à Berne. Enfin, on devrait plutôt dire «elles», car la majorité des propositions sont portées par des élues. Issues tant de gauche que de droite, elles avancent différentes pistes qui visent deux buts: d’un côté promouvoir la production suisse; de l’autre, limiter l’attractivité des vins étrangers.

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