Passer au contenu principal

Réseaux sociauxQuand les «likes» deviennent une drogue

Selon une étude internationale, plus l’utilisateur d’un réseau social obtient de «j’aime», plus il poste de contenus.

Selon une étude, plus une personne est «likée» sur une plateforme, plus elle va être dépendante au réseau social.
Selon une étude, plus une personne est «likée» sur une plateforme, plus elle va être dépendante au réseau social.
Keystone

Plus l’utilisateur d’un réseau social est «liké», plus il l’utilise. C’est ce que montre une étude internationale avec participation zurichoise, qui tire des parallèles avec le comportement d’animaux s’attendant à une récompense sous forme de nourriture.

L’équipe de Björn Lindström, de l’Université d’Amsterdam, avec la participation du neuroéconomiste Philippe Tobler, de l’Université de Zurich, a analysé dans un premier temps plus d’un million de contributions de quelque 4000 utilisateurs sur différents réseaux.

Résultat: plus une personne obtient de «likes» pour ses interventions, plus elle se rend sur la plateforme. Ce constat est conforme à une théorie éthologique selon laquelle ce n’est pas seulement la récompense qui renforce un comportement, mais aussi la fréquence de celle-ci qui engendre une adaptation.

Plus de «like» plus de contenus

Ce phénomène est par exemple observé chez des rats qui, lorsqu’ils reçoivent beaucoup de nourriture en appuyant sur un bouton, appuient à intervalles plus rapprochés que lorsqu’ils en reçoivent peu.

Dans une seconde étape, les auteurs ont confirmé cette causalité avec une expérience en ligne ciblée sur 176 utilisateurs d’une plateforme similaire à Instagram.

Là aussi, plus ils obtenaient l’approbation des autres usagers – manipulés par les chercheurs, plus ils postaient de contenus. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications.

ATS

3 commentaires
    deardre,

    Je ne sais pas ailleurs mais ici c'est évident!