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Lettre du jourQuand je dis homme…

VQH

Veigy-Foncenex, 16 février

Quel soulagement, mes amies et mes amis ! J’apprends par la «Tribune» que la Cour des comptes, si sourcilleuse quant à l’usage des deniers publics, a accepté de justifier les dépenses entraînées par les nouveaux panneaux de circulation féminisés chers à notre ancienne maire, Madame Salerno.

Je crains cependant que, pour elle, ce soit un encouragement à en inventer un supplémentaire, portant la silhouette d’une femme revêtue d’un niqab voilant le visage. Cela ferait partie de sa logique, puisqu’elle milite pour la «dignité de la femme» en combattant l’initiative qui les libérerait de l’obligation de se plier à l’esclavage du visage voilé nullement prescrit par le Coran (ou, encore pire, de l’accepter volontairement, démontrant à quel point la soumission est devenue partie intégrante de leurs gènes…)

En fait, Madame Salerno, par cet enfantillage, s’est tiré une balle dans le pied.

Désormais, quand je verrai un de ces panneaux portant la silhouette d’un homme, je me dirai: tiens! voilà un homme, au sens masculin du terme, alors que jusqu’ici, pour moi, je n’y voyais que le symbole d’un être humain, quel qu’en soit le genre. Cela me fait penser à cette phrase de je ne sais plus quel homme politique français disant, quand on lui reprochait de ne pas être assez féministe:

«Mais dans mes discours quand je dis homme, j’embrasse toutes les femmes»

La langue allemande n’a pas ce problème, disposant de deux termes différents: Mensch et Mann.

La défense du droit des femmes à une totale égalité dans tous les domaines est une cause trop importante et urgente pour ne pas se laisser ridiculiser par de telles mesurettes, et je regrette que la Cour des comptes ne s’en soit pas rendu… compte.

J’ajoute, à l’adresse de Sandrine Salerno, une remarque qui la consolera. Elle peut être heureuse de ne pas avoir été maire d’une commune française. Elle aurait dû s’attaquer à la façade de sa mairie, pour modifier équitablement la devise républicaine ainsi : Liberté, Égalité, Fraternité, Sororité.

Pardon pour mon ironie, il y a des causes qui ne méritent pas qu’on les traite sur un ton réellement polémique.

Jacques Blandenier

34 commentaires
    Luigi Tampieri

    Plutôt rassurant : le mot "con" concerne à la fois les hommes et les femmes. (ironique)