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Corée du Nord
Pyongyang dit ne tolérer «aucune provocation» américaine

Kim Jong-un lors de la 30e conférence élargie du 8e secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée à Pyongyang, janvier 2025.
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La Corée du Nord a critiqué lundi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pour avoir qualifié le pays d’«État voyou», Pyongyang évoquant des «inepties» et assurant qu’il ne tolérerait «jamais aucune provocation» américaine.

Il s’agit de la première critique de la Corée du Nord envers l’administration du nouveau président américain, Donald Trump.

«Nous ne tolérerons jamais aucune provocation des États-Unis» et «prendrons de vigoureuses contre-mesures pour y répondre comme d’habitude», a déclaré un porte-parole du Ministère des affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué cité par l’agence officielle KCNA.

Des «États voyous»

Lors d’une récente interview, Marco Rubio avait qualifié la Corée du Nord et l’Iran d’«États voyous» dont «il faut s’occuper» lors des prises de décisions en matière de relations internationales.

Le secrétaire d’État américain «a dit des inepties en qualifiant la RPDC (République populaire démocratique de Corée) d’«État voyou», a dénoncé le porte-parole du Ministère des affaires étrangères nord-coréen, fustigeant des «remarques hostiles visant à inconsidérément ternir l’image d’un État souverain» et «une grave provocation politique».

La Corée du Nord est largement coupée du monde diplomatiquement et économiquement, sous le coup de lourdes sanctions. Son programme d’armes nucléaires est un point de discorde majeur avec les États-Unis depuis des années.

Un «gars intelligent»

Donald Trump, qui avait rencontré plusieurs fois Kim Jong-un pendant son premier mandat, avait assuré en janvier qu’il allait à nouveau contacter son homologue nord-coréen, le qualifiant de «gars intelligent».

En 2019, un sommet entre les deux hommes s’était mal passé à Hanoï, au Vietnam, au sujet d’un allègement des sanctions et de ce que Pyongyang était prêt à concéder en échange.

La semaine dernière, en dépit des appels du pied de Donald Trump, la Corée du Nord a promis que son programme nucléaire se poursuivra «indéfiniment».

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