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Coronavirus Prolonger le chômage partiel: «la mauvaise voie à suivre»

L’économiste Monika Buetler, membre du groupe de travail Covid-19 de la Confédération, préférerait que l’argent soit investi dans la formation continue.

La professeure d’économie Monika Buetler est membre du groupe de travail Covid-19 de la Confédération helvétique (archives).
La professeure d’économie Monika Buetler est membre du groupe de travail Covid-19 de la Confédération helvétique (archives).
KEYSTONE/GAETAN BALLY

Une professeure d’économie de l'université de St-Gall s’oppose à la prolongation du chômage partiel en Suisse, malgré la crise liée au coronavirus. C’est «la mauvaise voie à suivre», déclare-t-elle lundi dans les journaux du groupe de presse CH-Media.

En le prolongeant, «on cimente des structures économiques qui ne sont de toute façon pas durables», explique la professeure Monika Bütler, membre du groupe de travail Covid-19 de la Confédération helvétique. Les entreprises décidant de la nécessité d’une restructuration ne vont pas attendre douze mois, ajoute-t-elle.

Elle préférerait que l’argent soit investi dans la formation continue, «afin que ceux qui perdent un emploi aient de meilleures chances».

Pas de dissension à la Task Force

Il ne faut en tout cas pas toucher aux assurances sociales, «très bien développées en comparaison internationale», estime-t-elle. La seule lacune qu’elle voit, concerne les travailleurs âgés, qui ont peu de possibilités de retrouver un emploi.

Mokina Bütler affirme en outre qu’il n’est pas nécessaire d’adapter le frein à l’endettement. Un passage de la loi permet de prolonger le remboursement des dettes, note-t-elle. «Au lieu de les réduire en six ans, [on peut le faire, ndlr] en quinze ans, par exemple».

Alors que le chef de la Task Force Covid-19 Matthias Egger s’inquiétait dimanche du rythme du déconfinement en Suisse, la professeure d’économie assure qu’il n’y a pas de division en son sein entre les représentants de la santé et ceux de l’économie. «Il est apparu assez rapidement que ce ne sont pas les mesures gouvernementales qui déterminent la gravité de la crise économique, mais le comportement de la population, la propagation du virus, ainsi que la situation à l’étranger».

ATS/NXP