Prix suisse du théâtreLilo Baur reçoit l’Anneau Hans Reinhart 2024
L’Office fédéral de la culture récompense l’actrice et metteuse en scène argovienne ainsi que les Vaudois Adina Secretan, Maud Blandel et la Compagnie Marchepied.

C’est «une voyageuse au long cours», dixit Georges Grbic, directeur du Théâtre Benno Besson à Yverdon et membre du jury, qui reçoit cette année l’Anneau Hans Reinhart, plus haute distinction suisse pour les arts de la scène. Déjà auréolée d’un Molière en 2020 pour la mise en scène de «La puce à l’oreille» de Feydeau à la Comédie-Française, Lilo Baur, 66 ans, enfilera l’anneau fait sur mesure le 31 octobre.
L’Argovienne est active à l’étranger comme en Suisse. L’année dernière, elle présentait au Théâtre de Carouge «Une journée particulière», adaptation du film mythique d’Ettore Scola. À Lausanne, c’est à l’Opéra qu’elle est venue par deux fois, avec «Lakmé» de Léo Delibes (2013) et «Le Petit Prince» de Michaël Levinas (2014). Lilo Baur est également professeure invitée de la Manufacture.
Les Romands bien placés
Outre l’Anneau Hans Reinhart (100’000 francs), l’Office fédéral de la culture a décerné neuf Prix suisses des arts de la scène, dotés de 40’000 francs chacun, aux Vaudois Corinne Rochet et Nicholas Pettitla, qui ont formé la Compagnie Marchepied, à la Genevoise Anne Delahaye, au collectif théâtral genevois Old Masters, formé de Marius Schaffter, Jérôme Stünzi et Sarah André, ou encore au Neuchâtelois et Bâlois Philippe Olza. La Vaudoise Adina Secretan, dramaturge, chorégraphe, metteuse en scène et médiatrice culturelle, figure également à ce palmarès.
Une Vaudoise dans la danse
Maud Blandel s’est distinguée avec «L’œil nu» parmi les 21 candidatures pour le prix Spectacle suisse de danse 2023. Une création très personnelle qui évoque le suicide de son père et réunit six danseurs.
La relève est également présente dans ce tableau d’honneur, par le biais du June Johnson Newcomer Prize, décerné cette année à la Genevoise Anna-Marija Adomaityte, formée à la Manufacture à Lausanne et à l’ECAL, pour son spectacle «TikTok-Ready Choreographies».
ATS/Florence Millioud
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.


















